‹ Œuvres philosophiquesChapitre 55 sur 55 · II · texte numérisé non relu

II

4i6 Wfi isimmi

idéetetnt^dépendeiiftfM du lingay^ cooMMOdk voit par Tex^nple des sourds-mueCi.

Il y a un watissmot mmédiat dmlmé^ n^tre fiHHÉÉW II 1 1 M m et dhMiolre eiîitfiMe coiMsi^ étnesim- «Nis: ^ w*fliignnti , 4MMPwe il y a lana tmàimc^ mr «t^MsiiM des ûpfiétys iimiint eooSowÊm 9nx hm de naine oonmev^aâkm comine (Arm fk^mps^^ et funM «entons ces deux sortes de loitaMiit d'^sAvair Fidée 4Mt la scienee.

Pafe idSj eCÊâre RotMMtu. «*- Quoique oe aixH: «ttK êeFUxmerUs primitife que l'Aude nous ewiène , quafid eUe ne nous égare pmni;^ on ne peut pas ékm que la raison soit imutilef comme l'objeete M. de Ta liennaisy twr c'est la ramm qui appMidi à distinguer les sentiraei^ prlnntiii de l'iaie 4ês MntiMMil» arti&cîels et des habitudes acquises, des isnsses directions imprimées, ete. C'est la nimm tipiî rappelle plus lard k Tesmen de ia consoia^e tout ce qui a été appris dès l'enfance , etc.

Page 139. Pourquoi y a-t*il eu plusieurs i^digions sur la terre, pendant qu'il n'y à eu qu'une réfélation iiftérieure , etc. ?

C'est que cette révélation intérie«n« ne s'étend pas au-delà de ce qui est nécessaire à Fhomme pour sa vie morale, pour être dans l'ordre ou en paix avec ses semblables et avec lui-même. Ce fond commun appartient à toutes les religimisde la terre.

L'auteur confond sans cesse ce qui appartient à

■ditrp0urfiBifeiwr;iratttCiyitér<ta «in^^^

ment n*est pas le moyen ^^4»W i^ï»tlli ^W* JWw

im&.c^te fdîmmté de roligioa, J^kiPtfitiis^ gl^si'a fias ei}ip€(^ que .k mme 94%^» t^jM^ ^ tlér ^^W^Age, >ne .pÀt; sléliUJr 4jM|sJi«[&tUwi^méi|M$ pp dOe pxstt natasanoe ?

Las 1^066 de imoi^tttfiDt 9ai^^t;AiuEfi^«L^flq^ Août IVniwvge delIf^idel^RiAew^- £t<4!l^[^^ il «entre la tcerfàtocle lie ht i^igioii^ni^reUe^ mi^tf^

et A af^eUeÀ 9cm{M0C»uiiB;le:té«(iQ)§imse^^:MPme9i^l^ ^i peut Ixkin télse .âiussiiim^nlimkMil: tmipemfilj coBunimé «tous les hMWi^«^ prof»^ |t.qitiiiw»4pr ^ItiôdueUem^it. Mais ^(imidil en^id^^ £||i.4î«aajnjBamenl; 4e la vnaie reli|;;i0P9 il oroit ftpiçqi^p^ .^ montmat ^gm ice s^^time - «t unii^eii^sel ^ ^ rpew^ bw» semr de fond à toutes îles f^ligiops, ^m si#^pi# fKxur appwndi^ cp»dfle as t JU vfai^.

Page ii4o : «c Gertas , e oi'ofit pgs ipw* iMPtÛPWlt: A i|ue le cbFéâett*erQKt à J a 3riMuté,j|]^ ,fiusi^p^ le « musulman neoFoitpar» intiment à Maliom«t^et€.i>

Mais U 06 s'ensuit pas^ e là que le^Jb^ian et le musulman ne croient pas \ >ar un sentiment priiaitif

4aO StJft L INDIFFÊREN'GE

à rtmilé de la cause de l'univers, à la distinctioii i^éettedu jttste et delH^juste, du bien et du mal , etc. La raison vient smctionner ces premiers témoigDAges du sentiment : il Êiut bien aussi qu'dle sanctionne l'autorité du témoignage universd, ou qu'elle constate son universalité.

Page i5o : « On trouve chez les anciens deux « dioses qui étonnent presque également, ou plutôt tt deux doctrifies si opposées qu'évidemment dles « ne sauraient avoir la Luéme origine , les vérités les tt plus hautes et les plus nâonstrueuses erreurs, les « préceptes les plus puirs ^ les maximes les plus « dissc^ues, des croyances sociales et des ojnnions « destructives de la société. Les unes étaient de la « tradition, les autres de Li raison ; et quand la tra* « ditiôn s'af&iblit et que la raison prit sa place, le « monde s'affaissa et £rillit 8*(H:;tovler dans l'abtme. p

Je demande si SoCrate et. "Platon tenaient leurs préceptes si purs, leurs ma:dmes si élevées, de la ùtidition ou de la raison,? Si ces grands maîtres n'avaient consulté que lés traditions de la société, que seraient devenues ces doctrines qui ont tant servi aux progrès du chriç.tiianisme lui-même? Dirat-on que Socrate et Platon t enaient leur philosophie sublime de la tradition des B hébreux? Qu'on le prouve.

Page 178 : « Quand la ra ison abandonna la tradit tion universelle, on cessa d'obéir à Tatitorîté dn a genre humain , on vit pirâitrè des multitudes de « sectes, efc »

^ L'âutoiité du genre humain , qui la connaît, et comment prouver qu'elle existe au sujet de quelque croyance religieuse que ce soit, hors le& noti(Hi& primitives communes à toutes les intellig^fK^es , l'être , la cause , les puissances invi^bles, etc. ? Il ne £siut pas moins étudier pour constater Texisteiice d'une autorité vraiment unwerseUe du genre humain sur la véritable religion, que pour en trouver la base ou les fondements en nous-mêmes par le raisonnement. Toute la doctrine de Fauteur sur l'autorité du témoignage se réduit donc à ceci : Il faut croire sans aucun examen tout ce qui nous est dit et attesté sur la religion dès notre enfance , par la nourrice, les maîtres, les pasteurs. Notre raison n'en est pas juge. Il faut croire même sans entendre , sans chercher à comprendre.

Mais s'il arrivait que les paroles de la nourrice, des maîtres, des docteurs, ne s'accordassent pas, ne faùdrait-il pas faire un choix entre les témoignages, et comment le faire sans examiner , çans raisonner? Yoilà donc les difficultés qui renaissent.

Un homme né au sein du mahométisme ou du judaïsme ne doit'-ii pas aussi croire sans examoi? Pourquoi pas ? N'est-il pas soumis aussi à l'autorité du témoignage ? Pourquoi le devoir imposé à l'homme que le sort fait naître en pays catholique , serait-41 tout différent pour celui qui est né chez un peuple infidèle? En ce cas, la doctrine de M. de La Mennais ne serait fondée que par exception ; il

4*» ^R c'mi>!^waiB!rcif

ailrair donc tbit de là généfàllsdr. l^e* sémbiHILil pà^, à' TeAtetidi^è, que le* témoignage* de ibus^ Tes peuples s*^lève en faveur du' christianisme comme en* faveiir* du principe dfe l'existence de Dieu?' Que' ^il y a, comme on ne saurait le nier , <ftscbrdànce* entre* les témoignages et qu'il soit pourtant indis^ pénible de discernei* le vrai dit faux soUi» peine de mort éternelle, comment ceux qui sont trempé» par l'autorité du témoignage reviendront-ilsde leuif erreur , sans faire aucun usage des fticultés inteUec^ tuelies que Dieu Iteur a données dans ce but?

Pa^ rgi : c Nous recevons te langage sur Fautotf rite de* ceux qui nous parlent, et aivec le langage et néb prethières idées ou les vérités nécessairesr à" <« AOt^ conservaâon. »

L'autorité de ceux qui nous parlent ne toif rîew po\ir rapprenfissage du langage. H s'agit de* répéter di* signes orausT, à quoi une feculteé première df/wJêOiim se trouve naturellement portée. Cdtt* cpA apprendrait naturellement à faurkr parmi les'tMip» ne recevrait pas* cette sorte de langage de yauU>vité dh^ lôVips^. Il s'agit surtout d'attacher Wa sens afux ïim^^ FsMforilé n'y fait encore rien. L'icftdilgadtce doit s'aftdeï cHe-méme , et rien ne peu* sup^éer à Son activité propre pour l'acquisition des pWiaSère» i^es que le langage exprime. Si ces idées^s^refromvent chez tous fes peuples , c'est qu eMes Éonî tithé» rentes à chaque esprit individuel venant en €© Monde. Je nîe donc ce qui est dit (pagfe t^) ^ cpte

EN MAtAîLli tfÈ mBLiG^ion. 4^3

« rhmnme ne doit pas le langage à )a raison , qu'il « Fa reçu et l'emploie tel qu'cm le hii a donné; que <r parier, c'est obéir;.» paradoxes brillants! L'antorite du témoignage^ comme celle de l'exemple, n'influe que sur les idées ou rérités contingenta^ Ce n'est pas sur cette autorité que l'enfant prend la première nourriture, ou qu'il acquiert les notions» nécessaires et universelles* Mais il croira sur l'autorité ou l'exemple que telle espèce de choses est bonne ou mauvaise pour la nourriture du corps et de Famé, que tel événement est arrivé ou arrivera ou n'arrivera pas, etc.

M. de La Mennais affecte de confondre sans cesse kl parole avec le témoignage y et cet équivoque sert à son dessein. Quand f entends le sens des mots , rhomme qui prononce ces mots témoigne k mes yeux qu'il a dans Fesprif les idées que ses paroles suggèrent au mien. Que si je n'entends pas son langage, f émission de la parole ne sera pour moi qu'une sensation ou un fait physique. Mon intelli* gence ne reçoit donc pas la vie ou Fêtre par la parole, mais elle a la vie en elle-même et la parole Féveille ou ht seconde. C'est par le témoignagne inté* rieur exclusivement que nous sommes certains d'être et de posséder la vérité.

Page 199. a L'autorité est le seul moyen, le moyen <c général de discerner la vraie religion ; en sorte que <r celle-là est certainement ou nécessairement la vé- <f ritable qui repose sur la plus grande autorité. »

4^ SQfR hUjXDlVVÉBSMCE

Puisqu'il y a cled autorités plus ou moins grandes , il faut donc biea avoir ou prendre les moyens de connaître ces degrés; il faut donc examiner, comparer. Qud est le mahométan ou le juif qui n'attribue pas la plus grande autorité à sa religion? Quel moyen de le dissuader s'il ne compare les preuves?

L'auteur de l'Essai sur l'indifférence en matière dereligion, fait ce qu'ont fait avant lui les sceptiques et tous ceux qui affectent de nier ou de calomnier la raison humaine qu'ils prétendent détruire dans ses bases. Bossuet a une autre idée de la raison humaine quand il dit (Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même ) : a Je vois toutes les vérités « dans une lumière intérieure , c'est-à-dire dans ma ce raison par laquelle je juge et des sens et de leurs « organes et de leurs objets. »

Cet auteur emploie beaucoup de raisonnements et de discussions pour prouver qu'il faut croire sans raisonner à Tautorité et à la plus grande autorité en matière de religion. Je trouve les conséquences et ce qu'il dit à la fin y sur la société spirituelle primitive , dont l'église fondée par Jésus-Christ est le développement ou le perfectionnement, et sur l'autorité €ii' vine ( du moins médiatement) qui appartient à cette société, beaucoup plus raisonnable que ses principes philosophiques absolus. Ces Messieurs devraient bien rester sur leur terrain , et ne pas entamei' celui de la philosophie qui leur est étranger.

MM. de Bonald et de La Memiais parlent avec dénigrement de la science de rhomme individuel, et de ceux qui la oiltivent; ils parlent de ce. qu'ils n'entendent pas. Us auraient mieux fait d'étudier d'abord eux-mêmes les facultés de l'homme, avant de traiter, l'un de l'origine du langage, l'autre de l'autorité du témoignage; ils auraient évité bien des bévues et des ccmtradictions.

Dieu n'a pu parler à l'homme ou se manifester soit directement, soit par témoignages succejssi&, qu'en s'adressant à quelqu'une des facultés qu'il avait données à l'homme , ou plutôt à toutes ces facultés ensemble; car elles concourent toutes en effet à la formation de chaque idée ou pensée proprement dite, quelle que soit l'origine, la cause ou l'objet de cette idée; qu'elle soit révélée avec son signe ou produite par l'autorité de l'esprit.

Il n'y a pas opposition entre les systèmes de philosophie, comme l'assure M. de Bonald, mais bien différence de point de vue. Les uns s'attachent, pour ainsi dire, à la surface de l'âme; les autres pénètrent plus ou moins avant dans son fond. Tel rapporte tout àuneym;e//téderhommeoude l'animal, comme l'imagination ou les sens; tel autre voit tout l'homme dans la réflexion ou le sens intime; et ceux-ci cha*chent les lois d'une sorte d'automate intellectuel auquel ils réduisent la pensée; ceux-là au contraire ne comprennent pas qu'il y ait de pensée, d'intelligence sans /77o/, sans libre arbitre, etc.

Si là pfiîlosopbte ne ûàt atxcun progrès depnis ée$ sièc]e&, à les éonceptiôns les plus sobTimes de nos tQodernes se fronvent dans Platon ou Aristote, quoiqu'elles ny aient pas été empruntées par les auteurs, <f est qne ebaqae être pensant otr méditatif est obfrgéde se faire sa pbilosopfate dTaprès te mo^ dèf e intérieur cjû'if a sous ïes yeux. Une philosopine apprise ou d'emprunt ne consiste que dans de vaines paroles ou dans un simple jeu de ftytmet arrtîficiellesy et cent qui tfont pas puisé à h, source intérieure pdtir se fedre leur pfailoscypfaie, n'y entendent absolument rien.

Ce ne sont pas fes différences de systèmes ou de points de ttte qui doivent frapper et surprendre les esprits éclairés sm» le vrai fond des idées pbiloso*phiquts; c'est plutôt Taccord ott même Tiéentitédes conceptions des vrais philosophes de tons tes siècfes qur ont été jusqu'atr fond du sujet ou deFàme m^e. L'écofe de ïïatcrn ne diffère de cdle de Descartes ou de Leibnitz que p^ les expuessions ou les formes des doctrines qui se reproduisent totrjours les mêmes. Tdfli ce qui mérftaft tf être observé et dont ît iallait cberdier fa raison dans la nature même de Fesprit bumairr appEqué àr se connaître fut-méme.

Condiffac 9 daiïs son traité des animaux, remarque avec beaucoup de sagacité que si tes animaux de la même espèce font tous la même chose, c'est précisément parée qu'ils ne s'imitent pasj que s^ y a tant de différences ou de modifications variables

dans les actions des hommes, c*est au contraire parce qu'ils tendent à s'imiter en tout.

Ceci s'applique à la diversité des systèmes philosophiques. Ceux qui sont vraiment originaux doivent se ressembler parce qu'ils sortent tous, pour ainsi dire, du même moule intérieur. Ceux au contraire qui sont produits par imitation ou par enseignement extérieur^ des paroles d^un maître^ né sont que des combinaisons variables, artificielles.

Le vrai critérium des systèmes , c'est l'uniformité ou l'identité des doctrines professées par des philosophes qui n'ont pu avoir aucune communication; mais il faut' savoir reconnaître cette i/mT;^ malgré toute la diversité des formes.

L'uniformité des traditions sur les choses qui ne peuvent être sues ou apprises que par ce moyen , ne prouve rien pour la vérité des choses ainsi transmises; car l'erreur se transmet aussi bien ou mieux que la vérité.

FIN DU Second volume.

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