II
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J'aime des Osmanlis la nation altitre : Le courage me plaît : la force a sa beauté. J'aime le grand lion , à l'attitude fière , Dans un repos muet puissamment arrêté.
Qui lève lentement sa terrible paupière, Superbe de dédain, d'orgueil, de gravité; Malgré moi, bien qu'il porte un ongle ensanglanté, J'estime ce pouvoir de force et de colère, J'honore la terreur qui dort dans sa crinière, Et je l'admire épouvanté.
Je l'interrogerai du moins, dans ses retraites, Le pouvoir qui retient les peuples enchaînés, Et rend si redoutable à ces Grecs prosternés Cet esclave en turban qui marche sur leurs tètes. Je veux de mes regards pénétier jusqu'au lieu D'où le vieux despotisme impose un tel honmiage. Et voir si cet infâme dieu Est plus hideux que son image.
Vaisseau, vaisseau que j'aperçoi, Et ((ui vers l'Orient semblés suivre ta route, Ma voix, de Sunium . t'appelle : écoute! écoute!
Et sur les eaux euq)orte-moi.
Âhl quel<[ue soit le bord de cette mer limpide
CHANT 111. I.ATTinri".
OÙ te pousse ta voile et la main (jiii tt; iïiiide.
Il ik; saurait moiî'rir. l'ùt-il haï des deux, De plus douloureuses images Que celles dont ces beaux rivages
Ont atti'islé mon cœur et désolé mes yeux.
Adieu, Grèce I je pars. En vain de tous tes charmes Tu semblés m'arrôter en ce dernier instant, Comme celle qu'on quitte, et qu'on voit en partant
S'embellir même de ses larmes.
Adieu, rive trop chère aux cieux trop indidgenls! Que me lait de ton sol la parure futile, Si pour les tristes Grecs il est en vain fertile; Si pour des ccenrs flétris, de leur bien négligents, Les plus riches trésors deviennent indigents! Que me fait ce soleil, s'il descend inutile. S'il semble t'insulter d(; ces rayons si beaux. S'il laisse froids tes fils en t'inondant de flammes. S'il échauffe le sol sans échauffer les .'Imes. Et seulement s"amuse à dorer des tombeaux! Regarde : on porte (uivie à la l'ntide Angleterre : Le Breton, dans son Ile el sous le' nord obsciu'.
A peine voit des cieiix étinceler l'azur;
Et mieux que le soleil la liberté l'éclairé.
Mais toi, mais tes rayons, mais tes myrtes en fleur
Tristes comme un sourire en un jour de douleur,
Vous me feriez haïr la grâce et la lumière.
Vaisseau , vaisseau , que j'aperçoi , Et qui vers l'Orient semblés suivre ta route. Ma voix, de Sunium , t'appelle : écoute! écoute!
Et sur les eaux emporte-moi.
Et pourtant je l'aimais! j adorais ses ruines;
Je m'enivrais de son soleiL
Je regretterai ses collines:
Je les verrai dans mon sommeil.
Et c'est pour un Tartare, o Dieu, qu'elle est si belle! Un étranger! sans lois! et d'un cuite infidèle! Qui d'un heureux passé ne peut l'entretenir. Et dont l'œil ignorant ne promène sur elle
Que des regards sans souvenir !
C'est donc pour ce tyran avare .
Traniiuille. et. d'un kiosk. observant leurs travaux.