II. I.i
i>2(> POESIES SLH LA GKECE.
Venus ù Pisc simples hommes, Retournaient chez eux immortels.
Quelles voix? Écoutez. Derrière la colline. Noire de pins et de débris.
Quelle foule élève ces cris? ' Quoi ! la lice était si voisine ?
Peut-être on salue un vainqueur.
Le long bruit, comme un vaste chœur.
Monte et croît , cesse et recommence ; A ces transports d'un peuple immense, J'ai senti palpiter mon cœur.
J'entends d'ici , j'(;ntends l'éclatante trompette Ouvrir les olympiques jeux; J'entends plus forts les cris joyeux Que le mont Saturne répète; Je vois assis sous mes regards, Les jeunes hommes, les vieillards^ Les enfants de la Grèce entière; Et la gloire dans la carrière De loin encourageant les chars.
Le voilà ! Voilà l'aigle. Au signal de ses ailes Les combattants ont répondu ; Un bruit léger s'est répandu