LA VALLÉE D'OLYMPIE
Parmi les lices solennelles; Dn haut des collines les dieux Sur la plaine abaissent les yeux, Debout en airain dans leur temple.
Et la Grèce attend et contemple , Cercle immobile et radieux.
Oh que j'aime la gloire ! et combien elle est belle! Que son nom seul a de douceur 1 Quel sort d'être son possesseur I De naître et de mourir pour pour elle ! Quels sacrifices, quels travaux Coûtent à ces ardents rivaux, Qu'un but si généreux enflamme; Le prix est déjà dans leur àme.
Avide encor de prix nouveaux.
J'irai , plein de l'espoir qui de mon cœin* s'empare, En les chantant les partager ; Que la lyre d'un étranger Lutle avec celle de Pindare.
Enfants de la Grèce , écoutez Les chants par vous-même excités.
Qu'élève ce lils de la Seiru* .
Venu de la France lointaine S'asseoir à vos sohîunités.
OÙ suis-je? Ai-je rêvé? Quel désert! (|iiel silence ! A qui iloiic parlais-je? et comment Ont-ils fui tous en un moment?
Erreur ! illusion ! clémence î Ces cris que j'entendais lointains.
C'est le vent qui , parmi ces pins.
Du hruil (jue dans leur cime il roule. Imite les bruits de la foule , Ni plus durables ni moins vains.
Hélas! sur d'autres bords, aux jours d'une autre e:loire. Combien mon oreille a de fois Entendu de semblables voix Saluer un char de victoire î Ce bruit dans les airs élancé.
Dont un peuple en foule pressé D'un héros suivait le passage.
Cétait du vent dans du feuillasje; Le vent cesse, et tout a cessé.
De cette erreur nouvelle ainsi fuit le mensonge : Pise, ainsi devant mes regards.
Tes jeux , tes couronnes, tes chars.
Tes cris s'envolent comme im songe:
Et je me trou\e de nouveau Seul . et ilii niagiipie tableau