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I,E CIEL D'ATHk-\ES.
0 mes vers je rends grâce à votre heureux pouvoir ; Et dans mon souvenir vous avez fait ce soir Couler de délectables heures.
S' Paul, 21 février 1S2 5.
Je \ieiis d'adiL'ver Tode sur le ciel iVAlIthies. Ce sujet est tendre pour moi ; il m'a reporté véritablement vers l'Àttique, et bien souvent le souvenir d'Atiiènes me distrayait des vers que je faisais pour elle. Je posais la plume, et je me mettais à rêver à ee bon temps. On s'apercevra peut-être en lisant cette pièce du bonheur que j'ai eu à l'écrire. Kieii qui n'y soit vrai; aucun mot qui ne soit, du moins pour moi , une chose , et qui n'ait \ oulu rendre une image souvent vue ou une impression souvent ressentie. Rien de vague; je veux dire, rien qui n'ait son apphcation dans mon souvenir. Ainsi , les oliviers, la source, le platane , qui pourront paraître , quand on lira ce morceau , des lieux communs , sont loin d'être cela pour moi . Les oliviers, ce sont les oli\iers de la forêt d'Athènes, du chemin d'Eleusis , du kiosque de la sultane Validé , lieux les plus ordinaires de nos promenades de pied ou de cheval ; la source, c'est la source du Céphise si abondante et si tVaiche, et où nous a\ons eu tant de plaisir à boire en revenant de ^[aratbon ; le platane , c'est le beau platane de Kélidonou , heu peu connu sans doute dans les livres, peu historique, je crois, mais qui n'en a pas moins pour moi un cbarnio bien crand; il en est ainsi du reslc. Point de liction
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|M)éti(iiie; et mon liiroiidelle aussi est un souvenir. C'est bien en eiïet riiirondelie de M. Vauxcl, (|ue nous vovions, de kl itaierie de sa maison , voler autour des ehapiteau.v du temple de Thésée eomme dans un eoin de prédilection, qui avait fait son nid au plafond du salon même de ^I. Fau\el , qui entrait, sortait sans cesse : la fenêtre était toujours ouverte à son intention. C'était une conipaiinie pour cet excellent \ieillard cpie la présence de ces aimables et joyeux oiseaux; ils animaient son salon. Tous les ans, au printemps, il me Ta dit lui-même, il éprouxait un ^if mou\ement de joie à les voir entrer tout à coup, a les reconnaître; c'étaient des hôtes attendus qui arrivaient, des amis qui revenaient vers lui d'un lon^ï ^ ovaire.
J'ai peint Athènes telle qu'elle est , et non telle ([u'on nous l'a faite. J'ai beaucoup parlé du ciel et du Pàrthénon; mais de Déniosthènes , ou de Socrate, ou de >liltiade, fort peu. Le seul rapprochement de (puhpKs noms entre eux, des minarets tt du Pai-thénoii , de la sultane et du Céphise, de riman et des beaux soirs du Pirée, de Daphné et du couvent qui porte son nom, tout cela me parait peindre mieux ([ue je ne saurais le faire autrement, la reliiiion entée partout en (irèce sur la fable, et W (hspiitisme sur la liberté.