‹ ŒuvresChapitre 8 sur 65 · II · texte numérisé non relu

II

m POÈME DE LA GRECE.

Éteindre les flambeaux par vous-même allumés. Et le rendre à sa nuit première.

Vous, qui leur appreniez, non pas à conquérir. Mais à sauver leurs lois, leurs enfants et leurs temples. Venez, Léonidas, reprendre vos exemples : Que nul pour son pays ne sache plus mourir!

Mais non : ils entendront l'appel qui les implore; Non , Grèce ! tous les cœurs ne te sont pas fermés : Et de tant de bienfaits le souvenir encore Tourne bien des regards vers tes pays aimés. Souffrirons-nous, ô Grecs, que vos destins s'achèvent? Devançant les guerriers , les poètes se lèvent ; Ils s'arment avec moi de leurs chants en courroux: Leurs voix, leurs nobles voix, des peuples écoutées, De loin iront s'unir aux voix de vos ïyrtées, Et pour la liberté combattront avec vous.

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