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cp = F,(, + ç)

et £ sera un coefficient de correction toujours très petit qui sera le même, quel que soit le potentiel, pour une même distance des plateaux et qui pourra être déterminé d'avance.

Le calcul qui précède rend légitime le nouveau mode opératoire, qui, au point de vue pratique, semble plus avantageux que l'ancien. On pourrait en effet employer les plateaux en verre argentés comme pour les condensateurs, puisque les deux portions conductrices du plateau P' sont solidaires. Le desideratum de la théorie serait obtenu dune manière plus parfaite, le sillon

'228 OEIVRKS DE P. CIRIE.

qui sépare ces deux portions argentées étant très étroit et ces deux portions étant très exactement dans le même plan.

Je pense que, si Ton réalisait cet instrument, la meilleure dis|iosition pour mesurer la force d'attraction serait de suspendre le plateau continu PP à l'extrémité d'une balance ( '), le plateau PP' étant fixe. Il faudrait employer une balance permettant d'apprécier un déplacement très petit du plateau. Les balances avec micromètre mobile et microscope fixe c(»n\ ienib-aient pour cet usage ('-).

Enfin, la sensibilité étant fortement augmentée par la présence du cliamp électrique, il faudrait, pour que l'équilibre fut stable, abaisser le centre de gravité du tléau d'une quantité qui dépendrait de l'intensité du champ. Lne masse mobile le long de l'aiguille de la balance serait fort utile pour obtenir ce résultat.

Ces diverses dispositions rendraient moins pénible l'emploi de l'électromètre absoki et les mesures faites avec une balance et un équilibre stable seraient beaucoup plus précises que celles faites avec un ressort.

Voici le résultat d un calcul nuuiérique qui montre que les conditions requises pour un bon fonctionnement peuvent être réalisées pratiquement.

Soit un électromètre de i''™'' de surface de plateau, et supposons un champ de 200 volts par millimètre et une distance de 5""" entre les plateaux.

La l)alance emplovée aurait lo*"" de longueur de bras et le micromètre serait à 20"" du couteau central; on pourrait apprécier au microscope jj^, de millimètre. Le fiéau aurait une masse de 3oo^ (en y comprenant une masse de loos mobile le long de l'aiguille).

On remarque d'abord que dans ces conditions la balance est folle tant que le centre de gravité du fléau n'est pas plus bas que 2""", 4 au-dessous de l'ai-ète du couteau central.

L'attraction étant de i-~ dynes, supposons que Ion veuille apprécier le -^ de milligramme, il faudra |)Our cela abaisser le centre de gra\ité du fléau jusqu'à 5""",-.

( ' ) jM. Baille a déjà fait usage de la balance dans des mesures failes avec 1 elec- Iroinùtre à anneau de garde (Journal de Physique. 1' série, t. I, 1882, p. 169). {-) P. CuRiB, Journal de Physique, 2' série. I. I\, 1S90, p. i38.

CONDENSATEURS A ANNEAl DE GARDE.

Electromètre sphérique. — Le même principe peut servir à transformer tous les instruments employés en électricité statique. Ce principe consiste essentiellement à séparer au point de vue du potentiel électrique et à rendre solidaires au point de vue mécanicjue certains conducteurs qui, dans le fonctionnement normal, étaient solidaires au point de vue électrique et réciproquement.

L'électromètre sphérique de M. Lippmann est particulièrement intéressant à considérer avec ce nou\eau mode de fonctionnement. Avec la nouvelle disposition, la sphère conductrice intérieure {Jig- 3) serait simplement suspendue sous le plateau d'une

l-ig. 3.

balance par le fil métallique ad. La sphère extérieure fixe serait formée de deux hémisphères métalliques matériellement solidaires et réunis par une substance isolante tout le long d'un grand cercle bb. On porterait l'hémisphère inférieur au potentiel V, l'hémisphère supérieur étant mis à la terre, ainsi que toute la sphère intérieure et l'on mesurerait, par une pesée, la force résultante des actions électriques sur la sphère intérieure. Les lignes de forces (grossièrement représentées figure 3) seraient réparties d'une façon fort complexe; cependant la force d'attraction verticale F est donnée par une formule simple d'une façon rigoureuse. Désignons par de un déplacement infiniment petit de la sphère intérieure suivant la verticale.

23o ŒUVRES DE P. CLRIE.

Soit G la capacité réciproque entre la moitié de la sphèi^e extérieure et la sphère intérieure. Soit c la capacité réciproque des deux moitiés de la sphère extérieure.

On a

1 de 1 de Mais, lorsque les deux sphères sont concentriques, c, par raison de symétrie, passe par un minimum : donc — =r o pour les deux sphères concentriques et il reste

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