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Le coefficient d aimantation diminue beaucoup moins rapidement quand la température augmente que pour le palladium pur. La loi inverse de la température absolue ne s'applique plus : on voit dans le Tableau que le produit KT n'est pas constant ( ').
VEKRE ET PORCELAINE.
Le verre est le plus souvent diamagnétique, mais quelquefois magnétique à la température ambiante; cela dépend évidemment de la proportion d'oxjdes magnétiques qui entrent dans sa composition. Dans le cas où il est magnétique, le verre devient cependant diamagnétique lorsqu'on élève la température. Dans tous les cas, les propriétés diamagnétiques s'accentuent quand la température s'élève. La vitesse de variation est d'autant plus rapide que la température est plus basse. Nous n'avons pas fait d'étude spé-
(') Il ronvient peut-être de rapprocher ce fait de celui que donne l'étude delà conductibilité métallique. La conduclibilité des métaux purs varie à peu près en raison inverse de la température absolue, tandis que la conductiiiiiité des métaux impurs varie moins rapidement avec la température.
288 OEUVRES DE P. CIMUE.
ciale; voici cependant trois nombres déterminés sur un échantillon de verre provenant d'un tube à essai. La deuxième ligne donne les coefficients d'aimantation exprimés dans une unité arbitraire :
fj 'io" 196" 428"
Les variations des propriétés magnétifpies du verre avec la température s'expliquent simplement en admettant que le verre est formé en majeure partie d'une substance dianiagnétique dont les propriétés restent invariables à toute température. 11 contient en outre une petite quantité d'une substance relativement fortement magnétique, dont les propriétés diminuent en suivant une loi voisine delà loi inverse des températures absolues. Les effets produits par ces deux substances se détruisent en grande partie à la température ambiante; aux températures élevées, la substance magnétique ne produit plus d'effet sensible et le verre tend à devenir une substance dianiagnétique à propriétés invariables a^ ec la température.
Nous avons eu à étudier les variations de propriétés magnétiques avec la température d'un grand nombre d'ampoules de verre, généralement faiblement diamagnétiques à la température ambiante. Les variations avec la température sont fort gênantes. Supposons que l'on étudie, par exemple, un cc»r[)s diamagnétique de coefficient d'aimantation constant à toute température, on ne peut déduire cette constance que de la difi'érence de deux séries de mesures (l'une avec ampoule + corps, l'autre avec ampoule seule\ variant toutes deux de la même façon avec la température. La constance du coefficient serait constatée bien plus facilement et bien plus sûrement si l'on avait des ampoules de propriétés magnétiques invariables.
La porcelaine se conduit d'une façon analogue. Nous n'avons de renseignements que sur des ampoules de porcelaine de Bayeux émaillées. Ces ampoules sont assez fortement magnétiques à la température ambiante et deviennent seulement diamagnétiques entre 600" et 800". Voici des nombres (.i" colonne) proportionnels à l'action magnétique à diverses températures pour une ampoule
PROPItlÉTÉS MAGNÉTIQUES UES CORPS. 289
de porcelaine émaillée :
io3o — 37
I aoo — 55
A la température amijiante, la variation des propriétés magnétiques est extrêmement rapide.
Corps ferro-magnétiques.
J'ai étudié le fer, de la température ambiante jusqu'à i36o°, pour des champs variant de 25 à i35o unités. J'ai encoz-e étudié la raagnétite et le nickel, mais seulement aux températures supérieures à celle de transformation magnétique. Enfin j'ai fait quelques expériences sur la fonte.