I. THESS. III
votre EAèque, de s'assurer par ses yeux du bon emploi que vous faites des talents (pii vous sont confiés, de rendre témoignage devant tout le peuple à la pureté d(.' votre doctrine et aux mérites de vos lenvres , de recevoir les épanchouienls de votre confiance, d'encourager les utiles projets de réforme et d'amélioration que vous inspire votre zèle, de vous trouver enfin tels qu il vous désire et tels que vous êtes en effet : des hommes de prière et d'exemple , occupés sans «-esse à porter en la présence de Dieu les besoins de vos peuj>les , et à vos peuples les oracles et les bénédictions de Dieu; vraiment pasteurs et par la vigilance et j)ar le désintéressement, et surtout par votre tendressi* pour vos brebis, car c'est le cœur qui fait le pasteur; il est père, il est mère, que dis-je? il doit revêtir les entrailles de la miséricorde de Dieu même ' ; unis avec vos frères dans le sacerdoce et le sacré ministère par une sainte communauté de vœux et d'intentions , rompant aux petits le pain de l'instruction , et trouvant encore dans le trésor de votre pauvreté de quoi subvenir aux besoins de l'indigence ; rendant à tous des témoignages d'honneur , sans aucune de ces exceptions que les passions ou des idées terrestres conseillent, mais que la charité
' Induite vos, sicul eleeti l)c\, %iscera iiiisericoidia'. coioss. m. 12.
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n'admet pas , et plus spécialement à ceux qui sont constitués dans le pouvoir, et dont le concours vous est nécessaire pour le plus i;rand succès de vos fonctions; semblables eu tout, autaul du moins que notre faiblesse j^eul le permettre, au divin Exemplaire qui vous est montré dans l'Evangile dont il est écrit qu'il passait en faisant le bien ' , et qu'on entendait à peine le bruit de sa voix et de ses pas * , tant il allait avec douceur ! Quelle consolation pour notre cœur , que de voir , grâce à vos soins , les églises , sinon magnifiques , du moins parées de décence et toutes remplies d'une impression de recueillement et de piété ; le culte saint célébré avec cette dignité qui relève aux yeux des peuples la majesté du Dieu qui en est l'objet; les écoles dirigées avec cet intérêt que Tenfance a toujours inspiré à la Religion et à ses ministres, depuis que i.-C. a marqué pour cet âge d'innocence une tendresse de prédilection; le champ du pare de famille heureusement cultivé et abondant en toute sorte de fruits; les affligés consolés, les pauvres évangélisés , les ménages unis , les tribunaux de la pénitence fréquentés, la table sainte entourée d'une couronne de justes; que vous dirai-je encore?
' Periransiit lenefaciemlo. act. x. j.
* Non clamablt neque audietur vox ejus foras, is. xlh. 2.
6À PRE>Mf:RK
vos modestes presbytères (1«^corés par la simplicité de vos vertus, honorés par rbospilalité et la frugalité de vos tables ; vos personnes chéries et respectées , et vos noms bénis par la reconnaissance des peuples !
Nous profiterons , nos très-chers Coopérateurs , de cette circonstance , pour vous faire connaître les différentes grâces ou facultés spirituelles qui nous ont été accordées par notre Saint -Père le Pape Pie vin, de glorieuse mémoire, dans l'intérêt des fidèles de notre diocèse. T' Faculté de donner la bénédiction papale, avec indulgence plénière , le saint jour de Pâques , et le jour d'une autre solennité à notre choix, et que nous avons fixé à la Toussaint ; 2"^ Indulgence plénière pour le jour de la première visite dans chacune des églises de notre diocèse ; 3^ Indulgence plénière pour tous les fidèles qui assisteront à la première messe célébrée par nous pontificalement dans notre église cathédrale et dans les églises principales de notre diocèse; 4" Faculté d'ériger un autel privilégié dans chacune des églises paroissiales, avec indulgence plénière pour une âme du Purgatoire , toutes les fois qu'un prêtre y célébrera la messe des morts à cette fin. Cette dernière faculté est accordée pour sept ans à compter du 6 juillet 1830, date des bulles de
notre institution canonique ; et par cette érection sont révoqués tous les titres des autres autels privilégiés de la même église.
Nous n'avons pas encore reçu la faculté d'ériger les Confréries , mais nous sommes en instance pour l'obtenir.
INSTRUCTION PASTORALE
POC» LB CAlVÈilB DE iSït.
Nous vous annonçâmes l'an dernier, s. t. c. f. , l'ouverture des solennités de la pénitence, par une exhortation toute spéciale sur la grande loi de l'abstinence et du jeûne quadragésimal ; nous vous en fîmes sentir l'obligation; nous nous attachâmes surtout à vous montrer la vanité des excuses , la frivolité des prétextes qu'allèguent l'ignorance ou l'orgueil, la mollesse ou l'avarice , pour éluder le précepte. Nous ne reviendrons pas aujourd'hui sur un sujet dont nous vous croyons suffisamment pénétrés ; mais après avoir établi ce point capital de la discipline de l'Eglise, qui importe si fort à l'amendement de la vie et à la règle des mœurs, redevable à notre troupeau de toutes les prévoyances et de tous les
secours que réclament ses besoins et ses dangers, selon les temps et les circonstances, nous avons jugé convenable de consacrer cette instruction pastorale h l'affermissement de votre foi , toujours plus exposée (hius ces jours mauvais * , oii l'esprit de mensonge et d'erreur multiplie les pièges pour les simples, et les tentations pour les faibles. C'est donc tout l'ensemble des preuves et des divins caractères de notre sainte Religion , c'est le résumé succinct de tous ses droits à votre fidélité, à votre respect, h votre amour, que nous nous sommes proposé de mettre sons vos yeux , nous reposant , sur le zèle et l'intelligence de vos pasteurs, du soin d'étendre, de développer, de mettre à la portée de tous, dans des instructions particulières, cliacun des points que les bornes d'une instruction générale ne nous permettent que d'indiquer ou d'effleurer à peine,
J.-C. n'a point fondé, n. t. c. f. , la vérité de sa mission sur l'autorité du raisonnement humain autorité presque toujours sans force , soit qu'elle s'adresse aux sages qui la contredisent, soit qu'elle s'adresse à la multitude qui n'est pas en état de la comprendre. Il l'a fondée sur un principe plus sûr , plus sensible, qui ferme la porte à toutes les disputes, comme il s'ouvre un facile accès dans tous les esprits ,
' Dies mali sunt. eph. v. 16.
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l'aiilorité du témoignage. Il nr veut pas cependant se le rendre à lui-même : si ja me rends témoignage à moi-même , Y\o\\? dit-il, mon témoignage n'est rien: il l'attend de son Père, de l'esprit de vérité, de ses Apôtres qui doivent porter son nom par toute la terre. 6'»?» venerit Paracletus , ille lestimonium perhihebil de me\
(lertes , n. t. c. F. , cette attente n'a pas été trompée ; les faits qui déposent en faveur de J.-C. et de sa religion se présentent en foule , et St Grégoire le Grand a exprimé une pensée aussi juste et aussi vraie, qu'elle est grande et élevée , quand il a dit que tous les éléments et la nature entière avaient rendu témoignage à leur Auteur dans la personne de l'Homme- Dieu; car, ponr en parler, ajoute-t-il, selon le génie de notre langage humain , les cieux l'ont proclamé Dieu par celte étoile miraculeuse qu'ils firent briller sur son berceau; la mer Va reconnu pour son maître , en s' affermissant sous ses pieds. La terre l'a reconnu , puisqu'à sa mort elle a tremblé. Le soleil Va reconnu , en voilant sa himière, après que le véritable soleil eut été enseveli dans les ombres du tombeau. Les rochers l'ont reconnu, et se sont brisés au moment de son sacrifice. La mort et l'enfer même l'ont reconnu , en rendant à