JOAN. V
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.sa voix leurs victimes. Et en présence de tant de témoignages, le saint docteur s'étonne de l'inlidélité des Juifs qui ne veulent point reconnaître pour leur Dieu celui que les éléments insensibles reconnaissent j)Our leur maître , et dont le cœur plus dur que les rochers ne peut s'amollir à la componction , et se briser à la pénitence \
Nous éprouvons , n. t. c. f. , un étonnement bien plus douloureux , quand nous voyons au sein même du christianisme, dans la pleine et vive lumière de l'Evangile , des hommes assez aveugles ou assez corrompus pour refuser leurs adorations à J.-C. Touché de leur aveuglement , nous voudrions les éclairer ; affligé de leur insensibilité , nous voudrions les émouvoir; attachons-nous donc à la pensée de St Grégoire, et dans l'impossibilité d'énumérer avec quelque détail tous les faits qui attestent la divinité de la religion et de son auteur, réduisons toutes nos preuves à trois grands témoignages auxquels tous les autres
' Oninia quippè elemenla auctorem suum venisse testala sunt : ut enim de iis quiddam usu humano loquar : Deum hune cœli esse cognoverunt , quia prolinùs stellam miserunt. Mare cognovit , quia sub plantls ejus se calcabile prœbuit. Terra cognovit , quia , eo moriente, contremuit. Sol cognovit , quia lucis suœ radios abscondit. Saxa et parietes cognoverunt , quia tempore morlis ejus scissa sunt; infernus agnovit, quia hosquos tenebat^mortuos reddidit; et tanien, hune quem Dominum omnia insensibilia elementa senserunt, adhuc infidelium Judaeorum corda Deuin esse minime cognoscunt, et duriora saxis scindi ad pœnitentiam nolunt. homil. x. in evang.
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peuvent se rapporter, le témoignage du ciel , le témoignage (le la terre , et le témoignage de Tenfer lui-même.
Témoignage du ciel, n. t. c. f. , dans les prophéties qui ont annoncé les mystères de J.-C. , piiisqiril n'y a que le ciel qui puisse connaître les secrets de l'avenir , prophéties authentiques et qui ont véritahlement pour auteurs les personnages inspirés auxquels on les attrihue ; et s'il pouvait s'élever quelque doute à cet égard , outre le caractère et l'empreinte inimitable de vérité qu'elles portent avec elles , nous trouverions la garantie de leur authenticité dans le témoignage constant et unanime du peuple juif qui les révère , bien qu'elles le condamnent; chez qui elles se conservent sans altération depuis leur origine , fidèlement transmises de main en main , de génération en génération , ce qui a donné lieu à St Augustin de dire ingénieusement, eu parlant des Juifs , qu'ils sont nos cjarde-livres : capsarii nostri. Eh ! quelle autorité plus imposante, N. T. c. F, , en fait d'écritures et de traditions, que celle de tout un peuple qui se lève pour déposer en faveur des monuments de son histoire , lors même qu'il a le plus grand intérêt de les contredire et de les désavouer? Prophéties d'ailleurs si claires et si transparentes, que les premiers adversaires du chris-.
tianismc, pressés d'un côté par la précision de ces prédictions (li\ines, et de l'autre par l'opposition (pi'ils nourrissaient dans leurs cœurs contre la vérité, n'ont pu se tirer de ce pas difficile , qu'en les supposant, contre toute vraisemblance, postérieures aux événements qu'elles annoncent; prophéties d'autant plus frappantes qu'elles n'appartiennent pas au même auteur, et qu'elles sont écrites par des hommes de mœurs et de conditions différentes, et qui ont fleuri dans des temps et des lieux fort éloignés les uns des autres ; les(|uels n'ont pu par conséquent s'entendre , se concerter pour assembler et arranger des événements, qu'après il n'eût pas été en leur pouvoir de réaliser, et qui cependant s'accordent si bien et sur l'ensemble et sur les détails de cet admirable ouvrage, que, selon la belle expression d'un saint Père, ils paraissent moiïis avoir écrit l'avenir que raconté le jyassé^ ; prédictions enfin accomplies à la lettre , je ne dis pas seulement dans les faits généraux qui se distinguent par quelque éclat et quelque solennité; tels que les grands traits de la vie et de la mort de J.-C. , la ruine de Jérusalem , la dispersion des Juifs , la vocation des Gentils , l'établissement de l'Eglise par toute la terre ; mais encore dans les incidents les
' Minus videntur piœdicàssc veiituia quàiii narrasse priclcrila.
s, HIERO.\".
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plus légers et les détails les plus scrupuleux , le Juste vendu trente deniers , la robe sans couture qui n'est point partagée, mais jetée au sort, le breuvage de vinaigre offert pour étancher la soif du divin Crucifié, et une multitude d'autres circonstances, en apparence indifférentes , qui auraient échappé à la fidélité de l'historien, et qui n'ont pu se dérober à l'œil perçant du prophète.
Témoignage du ciel dans les miracles qui ont autorisé la prédication de J.-C. et de ses Apôtres. Le Sauveur du monde ne veut point qu'on l'en croie sur sa parole , il en appelle à ses œuvres : operihus crédite ^ Allez dire à Jean que les aveugles voient, que les sourds entendent, que les boiteux sont redressés , les lépreux guéris , que les morts ressuscitent , et pour dernier et principal caractère d'une mission divine , qu'une loi de miséricorde et d'amour est annoncée aux pauvres ! c'est-à-dire à la grande majorité du genre humain , jusque-là ignorée et méprisée des sages et des heureux du siècle'. Ces dons miraculeux sont communiqués avec profusion aux disciples qui signalent leurs prédications par des prodiges plus grands encore que ceux de leur maître. Sans études et sans lettres, ils parlent toutes les langues ; d'un mot ils donnent la mort ou ramènent
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à la vie ; leur ombre même a la \ertu de guérir. Ces prodiges n'ont jamais été sérieusement contestés par les Juifs qui étaient les plus intéressés à les démentir. Julien l'apostat , en les attribuant à la magie, montre assez l'impossibilité où il était d'en ébranler la certitude. Nos incrédules , plus hardis , ont affecté de mépriser ces témoignages ; mais ou peut s'en rapporter au jugement d'un de leurs chefs les plus passionnés, mais qui cédait quelquefois à l'entraînement de la vérité : « Quels sont ces hommes qui » marchent accompagnés du pouvoir du ciel! Dieu » sans doute est avec eux ; la nature n'obéit point » aux imposteurs. »
Et remarquez, n. t. c. f. , que même en rejetant ces miracles , les ennemis de la religion ne sortent d'une difficulté que pour retomber dans une autre ; il restera toujours à expliquer comment le monde s'est soumis à la parole de l'Evangile , à une doctrine qui subjugue l'esprit par les mystères les plus incompréhensibles , qui crucifie les sens par la morale la plus réprimante; comment , dis-je , le monde s'est soumis à cette doctrine , sans y être contraint par la force et l'éclat des miracles, ce qui serait, au jugement de St Augustin , de tous les miracles le plus étonnant et le plus inconcevable ; en sorte que , tel parti qu'adopte l'incrédule , il sera toujours forcé
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d'admettre rintervention divine dans rétablissement du christianisme, et que c'est ainsi que le témoignage de la terre vient fortifier le témoignage du ciel.
Oui , N. T. c. F. , la terre a rendu témoignage à la Religion de J.-C. , par sa prompte soumission aux vérités de la foi , malgré les réclamations des préjugés les plus enracinés, des intérêts les plus chers et les plus puissants , des passions les plus violentes ; en peu d'années le Dieu inconnu est annoncé et se fait des adorateurs dans tout l'univers ; comment ces nations qui frémissent, ces rois qui se lèvent et se liguent contre le Seigneur et contre son Christ * / comment ces hommes, qui jusqu'alors n'avaient connu d'autres divinités que la fortune et le plaisir , sont-ils enfin tombés au pied d'une croix sauvage qui ne leur prêche que pénitence , dépouillement, abnégation d'eux-mêmes? Quel autre attrait que l'impression irrésistible de la vérité a pu persuader la chasteté aux voluptueux , l'humilité aux philosophes , aux riches et aux puissants de la terre Iti détachement des grandeurs et des biens de la vie ? Quelle autre puissance que celle de la vérité a pu plier au joug de la foi cette lîère raison , cette raison indomptée , qui n'avait su que s'adorer elle-même et se complaire dans ses rêves et ses systèmes insensés ?
1 rs. II. 1 et 2.
Elle a rendu léiiioigimgo , n. t. c. f. , par le sang des martyrs qui a coulé durant trois siècles pour le triomphe de la cause de l'Evangile; méritent-ils d'être entendus, sont-ils dignes de notre croyance, (les témoins qui se foui cyorger ' ? des témoins cpu ne discutent pas, mais (pii souffrent; (pji ne raisonnent pas, mais (pii meurent; qui ne disent pas, comme parle Bossuet : nous avons pensé , nous avons médité , nous avons conclu ; leurs pensées pourraient être fausses , leurs méditations vaines , leurs conséquences défectueuses; mais qui disent : nous avons vu , nous avons ouï ce que notre bouche vous annonce , et qui donnent avec joie tout ce qu'ils ont de sang dans leurs veines en preuve de la vérité? des témoins , par conséquent , qui ne meurent pas pour de simples opinions, comme il peut arriver à des hommes prévenus qui se passionnent et s'exaltent pour des idées , et les soutiennent jusqu'à la mort ; mais qui meurent pour des faits qu.'ils disent s'être passés sous leurs yeux, ce qui ne laisse plus de soupçon sur leur caractère , et par suite plus de prétextes à l'incrédulité?
Elle a rendu témoignage par les fruits de vertu qu'elle a portés , depuis le jour où elle a été fécondée par la grâce de l'Evangile. Ingrats , qui méconnaissez
' Pensées de Pascal,
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cette religion de grandeur et d'amour , qui voudriez en étouffer le sentiment dans le cœur des peuples , comptez , si vous le pouvez , cette multitude d'âmes justes qu'elle a fait fleurir dans tous les âges et dans toutes les conditions de la vie ; ces vierges qui furent ici-bas par leur vertu ce que les anges sont dans le ciel par leur nature; ces pauvres volontaires qui se sont dépouillés de tout , pour vêtir et nourrir leur Maître dans la personne des indigents ; ces fervents solitaires qui font tant d'honneur à la nature humaine , en montrant à quelle hauteur de perfection elle peut s'élever; remettez-vous sous les yeux tous ces dévouements, tous ces exemples de patience et de douceur, tous ces prodiges de zèle, tous ces miracles de charité , auprès desquels pâlissent et se décolorent les plus beaux traits de la vie si vantée des sages de la Grèce et de Rome ; dites si ce que la philosophie avait seulement imaginé pour amuser ses loisirs , le christianisme ne l'a pas réalisé en le perfectionnant encore ; si cette république de Platon qu'il n'a })u fonder que dans son livre , n'a pas été surpassée par la société des premiers chrétiens, où la communauté des biens avait son principe dans la communauté des cœurs; société sans doute la mieux ordonnée et la plus heureuse que l'esprit humain puisse concevoir, niais qu'il n'ap-
paitenait qu'à l'Evangile do montrer à la terre. Elle a rendu témoignage par cette foule de grands honmies qui ont abaissé la hauteur de leur génie devant les hauteurs de la foi chrétienne ; la religion , en traversant les siècles , a recueilli les suffrages de toutes les bouches éloquentes, de toutes les plumes disertes, de tous les esprits véritablement élevés qui ont eu le bonheur d'être éclairés de sa lumière ; ne parlons pas , si vous le voulez , de cette chaîne admirable des Pères et des Docteurs de l'Eglise, des Cyrille, des Chrysostôme , des Augustin , des Ambroise , qui , par le caractère de leurs écrits , et la nature de leur inspiration , semblent n.ioins appartenir à la terre qu'au ciel dont ils étaient les interprètes : interrogeons tous les hommes de génie qui , depuis l'ère chrétienne , ont enrichi par leurs productions le trésor des lettres, ou agrandi par leurs découvertes le domaine des sciences ; tous ces grands noms de Descartes , de Leibnitz , de Newton , de Mallebranche , de Racine , de Pascal , de Bossuet , de Fénelon ; demandons-leur ce qu'ils pensent de J.-C. et de sa religion? A ce nom du Sauveur des hommes et du grand ouvrage qu'il a fondé , vous les verrez d'abord se prosterner ; puis , les mains et les yeux levés au ciel , vous les entendrez vous répondre par des acclamations d'amour, d'achniration et de
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reconiuiissaiice ! Quels témoignages rincrécluUlé peutelle opposer à ces témoignages? Au milieu de ce concert unanime d'hommages et de louanges , que nous impolie la voix discordante de quelques prétendus esprits forts, (pii n'ont de la philosophie que la mauvaise humeur, le ton dogmati<pie et tranchant , l'esprit de dénigrement , la prétention de tout réformer pour tout confondre , de tout régénérer pour tout détruire, et qui sont à la religion, dans cette multitude de beaux génies qui l'ont honorée , ce que sont, dans la nature, parmi les merveilles de la création qui proclament une providence , ces exceptions rares et monstrueuses qui semblent la calomnier ou la combattre? Je me trompe, n. t. g. f. , cette opposition importe singulièrement à la vérité de la Religion , puisqu'au témoignage du ciel et de la terre, doit se joindre ici le témoignage de l'enfer lui-même. 11 l'a rendu sans doute ce témoignage , quajid , perdant son empire sur les mortels trop longtemps aveuglés par une superstition grossière , il a vu ses autels renversés , ses oracles réduits au silence , ses sacrifices interrompus , et ses dieux ébranlés tomber eu présence de la croix victorieuse; mais ce n'était point assez qu'il confessât la vérité par cette première défaite et cette grande ruine , il lui devait encore de la combattre pour compléter son triomphe. Chassé
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de son Olympe , dépossédé de ses temples , il a donc soufflé de toutes parts un esprit de révolte et de haine contre l'Evangile et son auteur ; cet esprit s'est signalé d'abord par des persécutions sanglantes ; mais lorsqu'il a vu cpic le sang chrétien , répandu par torrents, fécondait l'Eglise, au lieu de l'appauvrir, il s'est avisé d'échanger le tranchant de l'épée pour la plume acérée de l'impie , et pour celte langue trompeuse qui recèle , dit le prophète, le venin de l'aspic, et d'où décoident les flots enpoisonnés du mensonge et de la malice \ Il espérait ainsi , à force de semer des doutes , et d'amonceler des nuages, il espérait obscurcir l'éclat de la vérité, et souiller sa pureté inaltérable : vains efforts , aussi vains que la rage insensée de ces noirs habitants de l'Afrique , lesquels , importunés des feux du jour , lancent des flèches inutiles contre le soleil qui n'en poursuit pas avec moins de majesté sa course glorieuse ; mais efforts néanmoins qui servent les intérêts de la religion , car il est dans l'ordre que les ténèbres repoussent la lumière, et il manquerait une gloire à la vérité, si elle n'était en butte aux attaques du mensonge, comme il manquerait un suffrage à la vertu , si elle ne subissait l'épreuve des calomnies du méchant !
' fs. cxxxix. 4.
S-2 I.KS IRIHS TK.M(tl(;N.VGi:S.
Kt en oll'ct , N. T. c. V. , j)()unjii()i cotte préférence lie colère , ce privilège de haine pour la loi chrétienne , et siirto\il pour la loi catholique , de la part des préieudus cclaireurs i\r l'hunianité ? One lui veulent-ils pour la ])oursuivr(^ a^ec cet acharnement? Oiie leur a-t-elle lait cpii justilie des attaques si passionnées? Si elle est vraie, que ne l'einhrassent-ils avec ces transports que l'ait naître la Aerité connue? S'ils la jugent fausse , que ne la laissent-ils en paix , comme tant d'autres erreurs (ju'ils ne songent point à redresser? X'\ aurait-il donc pas d'autre erreur dans le monde , ou bien ne verraient-ils de dangers que dans une doctrine qui a fait la gloire , le bonheur et le salut du monde? Remarquez - vous qu'ils s'empoi'tent avec tant de véhémence contre les superstitions des peuples idolâtres , ou contre les préjugés des sectes chrétiennes? 11 y aurait là pourtant une belle matière à leur zèle , à cet amour de l'humanité dont ils se disent épris; mais ces violents adversaires du culte le plus saint se montrent assez indulgents poin* les cultes les plus insensés et les plus barbares , on s'ils croient leur devoir quelqu'attention , pour une expression de blâme ou de pitié qu'ils leur adressent , ils ont mille outrages à verser sur la foi de J.-G. Idolâtrie, superstition, hérésie , athéisme même , tout leur est bon , hors
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la foi calholiquo , la loi de fous les lieuv et «le tous les siècles, la foi du nioude civilisé : qui nous expliquera toutes ces contradictions? Qi'i nous dira pourquoi tantôt ils supposent cette Reliii,ion morte et éteinte, pour se donner le plaisir de mener sa pompe fimèhre , et de chanter sur son tombeau une hymne de joie infernale; et tantôt ils nous la représentent pleine de puissance et de vit;, pour avoir le droit de lui porter des coups plus audacieux? Ne touchonsnous pas ici au\ plus honteux ihystères de la conscience, aux plus tristes secrets des passions? Et pouvons-nous ne pas reconnaître que la vérité , supplice ou ravissement de l'homme , selon la droiture ou la perversité de son cœur, doit être l'objet de sa haine la plus violente, quand elle n'est pas l'objet de ses adorations les plus tendres?
Il ne nous reste donc rien à désirer pour le triomphe de notre Religion sainte ; elle réunit donc ions les titres comme elle a reçu tous les témoignages; ainsi donc se trouvent expliquées ces pai'oles de l'Apôtre, (\u\iu nom de J.-C, tout genou fléchit, au ciel y sur lu terre et dans les enfers \ Et qui de nous, N. T. c. F. , ne se sent pressé de lui rendre aussi témoignage, de s'écrier avec les vieillards de l'Apocalypse : A l'Agneau qui s'est immolé , et qui