PS. LXXIX
* Nolite limere, pusillus gi-ex, quia complacuit patri vestro dare vobis regnum. lcc. xii. 32.
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(Je leur bonne foi , et d'écliant^er notre bâton pastoral pour cette houlette plus légère qui suffît à conduire des agneaux si dociles. Encore ému de ces souvenirs, au moment où nous allons entreprendre notre coiu'se apostolique , ce n'est pas sans un secret mouvement de joie que nous levons les yeux vers les montagnes ' 011 notre ministère nous appelle , cette année, à évangtliser la pair, à porter les biens du salut , et où nous attend sans doute le retour de ces scènes délicieuses, que notre plume, inspirée par notre cœur, avait besoin de retracer.
Que si nous venons maintenant, >*. t. c. f. , à considérer l'importance de la visite pastorale , par rapport à vous-mêmes , les avantages qu'elle vous procure sont si nombreux , que nous pouvons à peine les indiquer dans une énimnération rapide. La visite console la foi des forts, elle fortifie la foi des faibles , elle en réveille le sentiment dans le cœur des indifférents ; elle vous attache plus étroitement au centre de l'unité catholique , en vous montrant d'une manière sensible le lien qui vous unit à N. S. Père le Pape par l'Evêque , et à l'Evèque par votre propre Pasteur; elle vous fait produire ainsi des actes d'une foi certaine et raisonnable , en vous aidant à remonter par tous les degrés de la hiérarchie
' Levavi oculos meos in montes. K. cxx.
ecclésiastique, jusqu'à celui à qui J.-C. a remis, dans la personne du Prince des Apôtres , le soin de paître les brebis et les agneaux , c'est-à-dire les ministres et les {idcl(;s , en sorte que , par cette vue actuelle et immédiate de l'union de vos Curés avec leur E\ôque, en communion lui-même avec le Saint- Siège , quand vous entendez notre parole et celle de nos chers Coopérateurs , vous êtes naturellement amenés à conclure que c'est la parole de l'iiglise que vous entendez , la parole de la vérité , la parole de J.-C. lui-même; en même temps que vous y trouvez un préservatif contre la séduction des faux docteurs que Dieu n'a point enseignés, des faux prophètes auxquels il n'a point parlé , des faux pasteurs qu'il n'a point envoyés.
La visite qui vous confirme dans la foi , a aussi pour effet de vous confirmer dans la charité ; je dis dans la charité de Dieu. L'amour divin est répandu dmis nos cœurs par le Saint-Esprit \- or , c'est cet Esprit d'amour que nous vous apportons, >. t. c. r., avec la plénitude de ses dons et l'effusion de toutes ses grâces. A la vérité , tous ne sont pas appelés à le recevoir ; mais il est dans la nature du feu de s'étendre, de se dilater, de se nourrir de tout ce
' Chaiitaa Uei dillusa est in cordibus iiostris pcr Spivilum Sanctum. ROM. V. h.