‹ ŒuvresChapitre 56 sur 58 · S« I.KS IÎ<:OLES · texte numérisé non relu

S« I.KS IÎ<:OLES

Non? en a^ons pour uaranl?, votre zèle, votre charité, votre sagesse , votre dévouement à tous les intérêts de votre troupeau. Vous continuerez donc , de concert avec les administrations locales, à vous occuper du soin d'ouvrir des Ecoles dans vos paroisses et de les pourvoir de bons instituteurs. En accordant à tous une paternelle bienveillance , vous distinguerez ceux qui ont subi leurs épreuves et qui se présentent munis d'une autorisation légale. Vous les traiterez avec égard comme les au.viliaires de votre ministère. Si quelqu^m d'entre eux s'écarte de la règle , vous le reprendrez d'abord avec douceur enti^e vous et lui * : avant de porter plus loin votre plainte , vous userez d'une longue patience , vous épuiserez tous les moyens de persuasion; et dans les circonstances difficiles qui pourraient survenir , vous n'adopterez aucune mesure de quelque gravité , sans avoir pris nos conseils. Vous encouragerez les vocations qui promettent à l'enseignement primaire des garanties de capacité , et surtout de Religion et de sagesse. Quand vos ressources, aidées de la charité des fidèles , vous en fourniront les movens , vous confierez de préférence l'éducation des jeunes personnes aux vierges du Seigneur, en fondant dans vos paroisses des colonies de ces

* Conipe eiitn inter te et ipsum solum. matth. xviii. IS.

pieuses institutions vouées à l'instruction de la jeunesse par un attrait plus élevé que celui des récompenses de la terre. Vous visiterez assidûment les Ecoles , vous en surveillerez l'enseignement ; vous recommanderez l'observation des règlements , et notamment de cette disposition prévoyante qui ne permet la réunion des deux sexes dans un même local et sous les yeux d'un même maître que dans des cas très-rares , soumis eux-mêmes à de sages précautions. Les grands intérêts de la Religion et de la morale une fois mis en sûreté , vous vous montrerez amis de tous les perfectionnements utiles , de tous les progrès raisonnables. Sans mépriser notre idiome populaire , si remarquable par son énergie , et qui ne manque, dans sa naïveté, ni d'harmonie, ni de grâce , vous laisserez librement s'introduire dans l'enseignement l'usage de la langue nationale , la langue des affaires, la langue des bonnes lettres , et que sa perfection rend aussi plus digne de servir d'interprète à la prière et à la Religion, Vous prendrez votre place dans les assemblées où se traitent les affaires et où se discutent les intérêts des Ecoles. Les hommes d'élite qui composent ces conseils ne vous refuseront pas la juste déférence due à votre caractère , à votre expérience , à votre habitude des

livres et des études , à votre connaissance plus sûre I. 23

3r;8 î>Es ÉCOLES.

(les besoins de vos peuples par les rapports plus intimes que vous avez avec eux, quand vous proposerez des améliorations ou des réformes , inspirées par le seul amour du bien , exemptes de tout mélange de passion ou d'amertume. Accommodants et faciles pour tous les détails qui ne se rapportent pas immédiatement à vos devoirs de prêtres et de pasteurs , vous réserverez toute l'autorité que vous donne votre ministère, pour défendre les droits sacrés de la Religion. Ainsi retranchés dans Fasile inviolable de vos consciences , vous serez forts , nos très-cliers Coopérateurs , et votre voix sera toujours entendue. Ainsi vous serez sûrs d'être écoutés , quand vous proscrirez avec nous , en notre nom , et appuyés sur l'autorité que nous tenons de Dieu , quand vous proscrirez , disons-nous , du sein des Ecoles comme du sein des familles, ce prétendu livre d'instruction morale et l'eligieuse , contre lequel la plupart do nos collègues dans l'épiscopat ont déjà réclamé ; ces abrégés de l'histoire sainte , où la majesté de nos écritures est indignement rabaissée à la mesure d'une moralité puérile ou tout humaine; ces catéchismes incomplets et perfidement tronqués, qui afiichent la prétention de rivaliser avec les nôtres, comme si l'Eghse, après dix-neuf siècles d'enseignement public , avait attendu l'avènement

de quelques hommes de lettres ignorés pour transmettre à ses enfants les vrais éléments de sa morale, de ses dogmes et de son culte ; ces bibles répandues à profusion et à vil prix , ou sacrilégement mutilées, ou infidèlement traduites, et toujours suspectes, alors même que la traduction en serait fidèle, parce que les vrais chrétiens ne reçoivent les livres saints que des mains de l'EgHsc. Grâce à celte conduite également ferme et mesurée , les peuples recueilleront les avantages de l'instruction sans avoir à en redouter les dangers , et , en passant sous l'arbre de la science planté au milieu d'elles , les jeunes générations pourront toucher à son fruit, sans craindre d'être empoisonnées \

1 Nous signalons à la vigilance de MM. les Curés, r la Bible de Sactj, in-S" et in-12, où manquent plusieurs livres ou chapitres des Ecritures canoniques ; 2" un Catéchisme où ont été omis à dessein les articles fondamentaux de notre foi, comme l'enfer, le purgatoire, le culte de la sainte Vierge et des Saints, les indulgences, l'explication des commandements de Dieu et de l'Eglise ; et en général tous les li\Tes nouveaux de Religion dont l'usage n'a pas établi rurthodoxic , ou n'aurait pas été approuvé par nous.

n.y Di; rnEîjiEn ^OMjME.

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