THESS. I
piété! avec quel empressement nous irons reconnattre l'étal de notre troupeau , étudier les besoins de nos brebis ' , leur dispenser les dons de l'Esprit- Saint , leur souhaiter la paix et la graçe de J.-C! Et combien nous désirerions apporter nous-même à chacim de vous les paroles que nous vous adressons à tous en ce moment ! Mais si nous ne pouvons suivre ce mouvement de notre cœur par une saison déjà trop avancée pour entreprendre un cours de visites pastorales, et dans les commencements toujours plus occupés d'une administration aussi étendue, nous hâterons de tous nos vœux le jour où cette consolation nous sera donnée. Ni la difficulté des routes , ni la fatigue des marches ne découragera notre zèle ; le bon Pasteur qui ne se repose point qu'il n'ait trouvé la brebis perdue , nous donnera des forces pour vous suivre dans vos retraites les plus reculées ; il nous donnera , s'il le faut , des ailes pour vous atteindre jusque sur ces hauteurs où l'aiçjle a placé son aire ^ , et où des populations fidèles , comme des aigles spirituels , se sont assemblées autour du corps du Sauveur ^ ; partoul où le signe du salut , dominant vos habitations modestes , nous annoncera la présence de l'Hostie de propitiation , nous nous ferons , autant
' l'ROV. XXVIl, 23. • ABD. IV. -i MATTH. XXIV. 28.
Jî ENTRÉE
«[u'il sera possible, un devoir de porter no? pas; aimant mieux prolonger la dmée de nos courses évangélique.s , 'cpie de priver par notre faute nne église de la ^isite de son évèqne , et nous priver nous-mèine de la joie de bénir tontes les portions de notre troupeau. Nous applaudirons à votre pieuse émulation pour rornement des temples et la décoration des autels, la tenue des écoles, l'entretien des établissements de charité ; nous vous exhorterons , avec l'Apôtre , à bannir d'entre vous toute malice , toute colère et toute amertume \ et à faire triompher dans vos cœurs la sainte paix de J.-C. ^ Nous vous recommanderons Tamonr de Dieu, son royaume et sa justice, qu'il faut chercher avant tout le reste ^ ; l'amour de l'ordre, le respect des lois , qui rend , dit le Sage , les nations heureuses et florissantes , et les élève au plus haut degré de gloire et de prospérité , tandis que l'injustice et le péché les précipitent dans un abime de liante et de misère * ; l'obéissance à vos magistrats , dont le caractère honorable et les dispositions bienveillantes pour le culte saint nous remplissent de confiance , et avec lesquels il nous sera doux et facile de nous concerter et de nous entendre dans les intérêts du service de Dieu , du service de