‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 102 sur 160 · LE JOUR DE SON BAPTÊME · texte numérisé non relu

LE JOUR DE SON BAPTÊME

Air : J'étais bon chasseur autrefois.

Ma filleule, où diable a-t-on pris

Le pauvre parrain qu'on vous donne V

Ce choix seul excite vos cris; De bon cœur je vous le pardonne.

Point de bonbons à ce repas :

A vos yeux cela doit me nuire; Mais, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

L'amitié m'en a fait l'honneur, Et c'est l'amitié qui vous nomme.

Or, pour n'être pas grand seigneur, Je n'en suis pas moins honnête homme.

Des cadeaux si vous faites cas, Vous y trouverez à redire; Mais, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

Malgré le sort qui sous sa loi Tient la vertu même asservie, Puissions-nous, ma commère et moi, Vous porter bonheur dans la vie!

Pendant leur voyage ici-bas.

Aux bons cœurs rien ne devrait nuire, Mais, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

Qu'à vos noces je chanterai, Si jusque-là mes chansons plaisent!

Mais peut-être alors je serai Où Panard et Collé se taisent.

Quoi ! manquer aux joyeux ébats Qu'un pareil jour devra produire!

Non, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

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