‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 108 sur 160 · ADIEUX A DES AMIS · texte numérisé non relu

ADIEUX A DES AMIS

Air : C'est un lanla, landerirette.

D'ici faut-il que je parte, Mes amis, quand, loin de ^ ous, Je ne puis voir sur la carte D'asile pour moi plus doux!

Même au sein de notre ivresse Dieu! je crois être à demain :

Fouette, cocher! dit la Sagesse;

Et me voilà sur le chemin.

Malgré les sermons du sage, On pourrait, grâce aux plaisirs.

Aux fatigues du voyage Opposer d'heureux loisirs.

Mais une ardeur importune En route met chaque humain :

Fouette, cocher! dit la Fortune; Et nous voilà sur le chemin.

Ne va point voir ta maîtresse, Ne va point au cabaret.

Me vient dire avec rudesse Un médecin indiscret; Mais Lisette est si jolie !

Mais si doux est le bon vin!

Fouette, cocher! dit la Folie;

Et me voilà sur le chemin.

Parmi vous bientôt peut-être Je chanterai mon retour.

Déjà je crois voir renaître L'aurore d'un si beau jour.

L'allégresse, que j'encense, A mon paquet met la main :

Fouette, cocher! dit l'Espérance;

Et me voilà sur le ciiemin.

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