‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 109 sur 160 · LA REVERIE · texte numérisé non relu

LA REVERIE

Air : La sigaora malade.

Loin d'une Iris volage Qu'un seigneur m'enlevait.

Au printemps, sous l'ombrage, Un jour mon cœur rêvait.

Privé d'une infidèle, Il rêvait qu'une autre belle

Volait à mon secours. Venez, venez, venez, mes amours! (B^'s.)

Cette belle était tendre, Tendre et fière à la fois; Il me semblait l'entendre Soupirer dans les bois.

C'était une princesse Qui respirait la tendresse Loin de l'éclat des cours.

Venez, venez, venez, mes amours!

Je l'entendais se plaindre Du poids de la grandeur.

Cessant de me contraindre, Je lui peins mon ardeur.

Mes yeux versent des larmes.

Ravis de voir tant de charmes, Sous de si beaux atours.

Venez, venez, venez, mes amours!

Telle était la merveille Dont je flattais mes sens.

Quand soudain mon oreille S'ouvre aux plus doux accents.

Si c'est vous, ma princesse, Des roses de la tendresse Venez semer mes jours.

Venez, venez, venez, mes amours!

Mais non, c'est la coquette Du village voisin,

Qui m'offre une conquête En corset de basin.

Grandeurs, je vous oublie!

Cette elle est si jolie!

Ses jupons sont si courts!

Venez, venez, venez, mes amours!

BREN.NLS,

ou

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