‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 29 sur 160 · LE COMMENCEMENT DU VOYAGE · texte numérisé non relu

LE COMMENCEMENT DU VOYAGE

CHANTÉE SUR LE BERCEAU d'uN N OU VEAU -NÉ.

AiH du Vaudeville des Chevilles de Maître Adam.

Voyez, ami?, cette barque légère Qui de la vie essaye encor les flots : Elle contient gentille passagère; Ah! soyons-en les premiers matelots.

Déjà les eaux l'enlèvent au rivage, Que doucement elle fuit pour toujours.

Nous qui voyons commencer le voyage, Par nos chansons égayons-en le cours.

Déjà le Sort a soufflé dans les voiles; Déjà l'Espoir prépare les agrès, Et nous promet, à l'éclat des étoiles, Une mer calme et des vents doux et frais. Fuyez, fuyez, oiseaux d'un noir présage; Cette nacelle appartient aux amours.

Nous qui voyons commencer le voyage, Par nos chansons égayons-en le cours.

Au mât propice attachant leurs guirlandes, Oui, les amours prennent part au travail. Aux chastes Sœurs on a fait des offrandes, Et l'Amitié se place au gouvernail.

Bacchus lui-même anime l'équipage,

Qui des Plaisirs invoque le secours.

Nous qui voyons commencer le voyage, Par nos chansons égayons-en le cours.

Qui vient cncor saluer la nacelle?

C'est le Alalheur bénissant la Vertu, Et demandant que du bien fait par elle, Sur cet enfant le prix soit répandu. A tant de vœux dont retentit la plage, Sûrs que jamais les dieux ne seront sourd:- Nous qui voyons commencer le voyage, Par nos chansons éiravons-en le cours.

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