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LE CARILLONNEUR

Air : Mon système est d'aimer le bon vin.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ali ! que j'aime A sonner un baptême!

Aux maris j'en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don.

Les décès m'ont assez fait connaître; Préludons sur un ton plus heureux.

DE BERAXGER. 129

D'un vieillard l'iiéritier vient de naître. Sonnons fort : c'est un fait scandaleux.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ah! que j'aime A sonner un baptême !

Aux maris j'en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don.

La mainan est gaillarde et jolie; Mais l'époux est triste et catarrheux : Sur son compte il sait ce qu'on publie. Sonnons fort : il n'est pas généreux.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ah! que j'aime A sonner un baptême !

Aux maris j'en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don.

De l'enfant quel peut être le père ?

is'est-ce pas mon voisin le banquier?

Les cadeaux mènent vite une affaire.

Sonnons fort : il est gros marguillier.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ah! que j'aime A sonner un baptême!

.\.ux maris j'en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don.

Si j'osais, je dirais que le maire S'est créé ce petit échevin;

Je l'ai vu chifTonner la commère.

Sonnons fort : ]c boirai de son vin.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ah! que j'aime A sonner un baptême !

Aux maris j'en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don.

Je crois bien que notre grand vicaire Aura mis le doigt au bénitier.

Depuis peu ma fille a su lui plaire.

Sonnons fort, pour l'honneur du métier.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ah ! que j'aime A sonner un baptême !

Aux maris j'en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don.

Notre gouverneur a, je le pense, Prélevé des droits sur ce terrain ; Dans l'église il vient donner quittance. Sonnons fort : monseigneur est parrain.

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ah! que j'aime A sonner un baptême!

Aux maris j'en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don.

Plus facile à nommer que ton père, Cher enfant, (juel bonheui' infini !

Je suis sûr de Le voir plus d'un frère. Sonnons fort, et que Dieu soit béni!

Digue, digue, dig, din, dig, din, don.

Ah! que j'aime A sonner un baptême !

Aux maris j'en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, aon.

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