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Je fus aussi condamné pour atteinte à la morale publique

Dr; ni'',RANGKR. 211

Au pied du (rôno une harpe se rouille : Bardes du sacre, i^tes-vous enrliuinés'?

Cliaiilez, messieurs, faites jjondre la poule; Envahissez eroix, titres, biens cL rangs. Dùl-on eueor briser hi sainte ampoule, Pour les flatteurs comptons deux mille fr.incs.

Que de géants Ih-bas je vois paraître ^î Vieux ou nouveaux, tous nobles à cordons, Fiers de servir, ils font au gré du maitro Signes de croix, saluts ou rigodons.

A tout gâteau leur main fait large entaille; Car ils sont grands, môme infiniment grands. Ils nous feront une France à leur taille. Pour ces laquais comptons trois mille francs.

Je vois briller chapes, mitres et crosses, Chapeaux pourprés, vases d'argent et d'or, Couvents, hôtels, valets, blasons, carrosses. Ah! saint Ignace a pillé le trésor.

De mes refrains l'un des siens qui le venge Promet mon âme aux gouffres dévorants^.

1. La chanson du sacre de Charles le Simple fut la cause première de ma condamnation.

La sainte ampoule, brisée en 93 sur la place publique de Reims, fut retrouvée miraculeusement pour le sacre de Charles X. Je ne sais qui a eu l'honneur de cette invention.

2. Allusion à la chanson des Infiniment petits^ seconde cause de ma condamnation.

y. Un prédicateur, dans une des principales églises de Paris, fit une sortie contre moi, après ma condamnation, et dit que la peine qu'on m'infligeait ici-bas n'était rien auprès de celle qui m'attendait en enfer.

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