‹ ŒuvresChapitre 112 sur 165 · II · texte numérisé non relu

II

l)r,à le diable a plumé mon bon ange^. l'uiir le clergé comptons trois mille francs.

Vérifions, la somme en vaut la peine :

Deux et deux, quatre; et trois, sept; et trois, dix.

C'est bien leur compts'. Ah! du moins la Fontaine

Sans rien payer fut exilé jadis^.

Le fier Louis eût biffé la sentence

Qui m'appauvrit pour quelques vers trop francs.

IMonsieur LoyaP, délivrez-moi quittance.

Vive le roi! voilà dix mille francs'^.

1. L'Ange gardien, prétexte de ma condamnation pour atteinte à la morale publique ; on ne voulut pas ne faire porter le jugement que sur des chansons politiques, et on n'osa pas incriminer les chansons contre les jésuites. Il fallut, bon gré, mal gré, que VAnge gardien paj-ât pour toutes.

2. Le dévouement de La Fontaine pour Fouquet le fit exiler en Touraine, avec son cousin Jeannard ; on doit à cet exil les lettres de la Fontaine à sa femme. On y voit que le lieutenant criminel leur fournit de l'argent pour leur voyage. Les temps sont bien changés.

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