‹ ŒuvresChapitre 125 sur 165 · II · texte numérisé non relu

II

2~b CHANSONS

Cliâteau, maison, cabane, Nous sont ouveils [)aitoul, Si la loi nous condamne, Le peuple nous absout.

Malheur ! malheur aux commis !

A nous bonheur et richesse!

Le peuple à nous s'intéresse :

Il est de nos amis.

Oui, le peuple est partout de nos amis; Oui, le peuple est partout, partout de nos ami

Bravant neige, froid, pluie, orage, Au bruit des torrents nous dormons.

Ah! qu'on aspire de courage Dans l'air pur du sommet des monts!

Cimes à nous connues,

Cent fois vous nous voyez

La tète dans les nues

Et la mort sous nos pieds.

iMalheur! malheur au commis!

A nous bonheur et richesse !

Le peuple à nous s'intéresse; Il est de nos amis.

Oui, le peuple est partout de nos amis; Oui, le peuple est partout, partout do nos ami

Aux échanges l'homme s'exerce ; Mais l'impôt barie les chemins.

Passons : c'est nous qui du commerce Tiendrons la balance en nus mains.

Dlî HIC K A N G 1-; H. 279

Parl.oiil la Providence VcMil, (Ml nous prolûgoanl, Nivclpr l'abonflanco, ]''!par|)illor l'argent.

Mallionr! malhoiir aux commis! A nous bonheur el richesse!

Lo peuple à nous s'intéresse :

Il esl de nos amis.

Oui, le peuple est partout de nos amis; Oui, le peuple est partout, partout de nos amis.

Nos gouvernants, pris de vertige, Des biens du ciel triplant le taux, Font mourir le fruit sur sa tige, Du travail i)risent les marteaux.

Pour qu'au loin il abreuve

Le sol et l'habitant,

Le bon Dieu crée un fleuve...

Ils en font un étang.

Malheur! malheur aux commis!

A nous bonheur et richesse !

Le peuple à nous s'intéresse :

Il est de nos amis.

Oui, le peuple est partout de nos amis; Oui, le peuple est partoul, partout de nos amis;

Quoi ! l'on veut qu'uni de langage, Aux mêmes lois longtemps soumis, Tout peuple qu'un traité partage Forme deux peuj)les d'ennemis!

Non ! gràco à notre peine, Ils ne vont pas en vain Filer la môme laine.

Sourire au mAino \in.

Malheur! malheur aux commis!

A nous bonheur et richesse !

Le peuple à nous s'intéresse :

Il est de nos amis.

Oui, le peuple est partout de nos amis; Oui, le peuple est partout, partout de nos amis.

A la frontière où l'oiseau vole, Rien ne lui dit : Suis d'autres lois.

L'été vient tarir la rigole Qui sert de limite à deux rois.

Prix du sang qu'ils répandent,

Là, leurs droits sont perçus;

Ces bornes qu'ils défendent,

Nous sautons par-dessus.

Malheur! malheur aux commis!

A nous bonheur et richesse !

Le peuple à nous s'intéresse :

11 est de nos amis.

Oui, le peuple est partout do nos amis; Oui, le peuple est partout, partout de nos amis.

On nous chante dans nos campagnes, Nous, dont le fusii redouté, Ln frappant l'écho des montagnes, Peut réveiller la liberle.

ni-, niUlANCr RR. 281

Quand lombo la |)alrift Sous dos voisins alliors.

Mourante, ollo s'irrie :

A moi, conlrebandiers!

Malheur! malheur aux commis!

A nous bonheur et richesse !

Le peuple à nous s'intéresse :

Il est de nos amis.

Oui, le peuple est partout de nos amis; Oui, le peuple est partout, partout de nos amis.

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