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LE CHAPEAU DE LA MARIÉE

Air

Demain engagez voire foi; A l'église allez sans scrupule; Fille trompeuse, oubliez-moi

1. Il est superflu de rappeler que le ministre des finances à Cette époque, était un citoyen de Toulouse.

l'our un époux riche et crédule.

Des roses qui naissaient pour lui La dîme à tort me fut payée; Mais en retour j'offre aujourd'iiui Le chapeau de la mariée.

Acceptez ces fleurs d'oranger; Qu'à votre voile on les attache. Sous le joug, fier de se ranger, Que l'époux dise : Elle est sans tache. L'Amour se plaint, mais c'est tout bas; Mais par vous la Vierge est priée.

Allez, on n'arrachera pas.

Le chapeau de la mariée.

Quand vos sœurs se partageront

Ces fleurs qu'on dit d'heureux augure,

Les garçons vous déroberont

Une plus secrète parure.

La jarretière, pensez-y !

Chez moi vous l'avez oubliée.

Me faudra-t-il la joindre aussi

Au chapeau de la mariée ?

La nuit vient; vous poussez deux cris

Imités de ce cri si tendre

Qu'un jour au cœur le plus épris-

Votre innocence a fait entendre.

Le lendemain, l'époux cent fois

Raconte à la noce égayée

Que rilymen s'est piqué les doigts

Au chapeau de la mariée.

Dl'. 1U;IIAN(ÎF, U. \Xi

Le voilii tr()in|)('', co m;iri !

Alil (lu'il le soil l)i{.Mi plus (MU'oih\ Dieu! (iiu>l fol ospoir m'a souri Ouaiul i)our lui l'aulol se déeoie !

.Mali;rc le jM'iHro et ton serinent, Oui, par tes pl(>urs justifiée, Tu viendias payer à i'ainant Le chapeau de la niariée.

LA METEMPSYCOSE.

Air du vaudovillc de la Robe et des Bottes.

Grand partisan de la métempsycose, En philosophe, hier, sur l'oreiller.

De mes penchants pour connaître la cause, J'ai mis mon àme en train de babiller. Elle m'a dit : Tu me dois un beau cierge. Car sans mon souHle au néant tu restais; Mais jusqu'à toi je n'arrivai point vierge.

— Ah! mon àme, je m'en doutais, ;

Je m'en doutais, je m'en doutais. )

Je m'en souviens, oui, dit-elle, humble lierre, J'ai couronné jadis des fronts joyeux ; Puis, échaufTant plus subtile matière, Petit oiseau, je saluai les cieux.

Dans le bocage, auprès des pastourelles, Je voltigeais, je sautais, je chantais; L'indépendance agrandissait mes ailes.

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