‹ ŒuvresChapitre 63 sur 165 · II. s · texte numérisé non relu

II. s

— Ah! mou âme, je m'en doutais.

Je m'en doutais, je m'en doutais.

Je fus Médor, des chiens le plus habile, Oui, d'un aveugle unique et sûr appui, Entre ses dents sut prendre une sébile, Guider son maître et mendier pour lui.

Utile au pauvre, au riche sachant plaire, Pour nourrir l'un, chez l'aulre je quôtais. J'ai fait du bien, puisque j'en ai fait faire.

— Ah! mon àme, je m'en doutais, Je m'en doutais, je m'en doutais.

Puis j'animai la beauté d'une fille.

Que j'étais bien dans ma douce prison ! IMais de mon gîte on s'empare, on le pille; Tous les Amours y mettent garnison.

En vrais soudards ils y faisaient esclandre; Et jour et nuit, du coin que j'habitais, A la maison je voyais le feu prendre.

— Ah ! mon âme, je m'en doutais, Je m'en doutais, je m'en doutais.

Sur tes penchants que mon récit t'éclaire; Mais, dit mon àme, apprends aussi de moi Qu'au ciel un jour ayant osé déplaire, Pour m'en punir, Dieu m'enferma chez toi. Veilles, travaux, artifices de femme.

Pleurs, désespoir, et des maux que je tais, Font qu'un poëte est l'enfer pour une Ame.

— Ah! mon âme, je m'en doutais, .

, , j • . , j Bis. Je m en doutais, je m en doutais.

Di-: hhuangicu. 135

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