‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 150 sur 189 · i(> uMPiir.K · texte numérisé non relu

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iiionics (JoiK il serait (lop l<)ii{;, l''viui(Jn;, de vous (loiiiin cl(\s (lélails. Linie étail iiiu; théorie «ou le composée d initiés; cette théorie était destiiKu; à représenter rhoiiiMu; allïanehi du lieu social, c'eslà-dire dans letiit saiivaj^e ou de troglodyte, ensuite 1 honune social , et enfin Ihouinie projjressif; l'autre était une théorie (jui fi^rurait tous les cultes de la terre, dans leur ordre traditionnel. Mais la cérémonie <[ui m'intéressa le plus vivement, ce lut l'expiation d un {jrand coupable. Une doctrine toute nouvelle me fut conimuni(juée; et cette doctrine effaroucha d'abord ma raison. Se trouverait-il en effet des hommes (ju'une impénétrable Providence aurait voulu soumettre à Tépreuve du remords? Pour rendre à celui-ci les droits de l'innocence, il lui fut prescrit d'aller enlever, au péril de sa vie, la statue sacrilège d'une divinité à laquelle on sacrifiait des victimes humaines. »

A ces mots, Evandre, soulevant sa tête vénérable, dit : « Hercule nous a délivrés de cette cruelle ran- «çon; mais un sentiment intime, universel, d'ac- '< cord avec toutes les traditions obscures comme «avec les traditions lumineuses, d'accord sur-tout « avec les religions terribles, crie, au tond des âmes, .' que nous ne sommes pas affranchis de la dett(;. " Et (juelle est cette dette? »

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Thamyris répondit ((ue la suite de ses entretiens pourrait peut-être lever une partie du voile qui couvre les destinées humaines- Puis, continuant son discours, il raconta comment, après toutes les épreuves par lesquelles il avait été préparé, il fut admis les jours suivants à revêtir lui-même, dans des spectacles théogoniques et cosmogoniques, les personnifications les plus infinies et les plus augustes, les plus' abjectes et les plus éclatantes. Il dit comment on l'avait fait passer par des palingénésies successives, où, sans perdre fidentité du moi, il avait pu pressentir les facultés départies à chaque ordre, à chaque classe de mortels , et même à chaque sphère d'intelligences. « Toutefois, ajoutait-il, je ne pouvais point parvenir à une complète identification ; tantôt l'obstacle était dans mes organes, tantôt il était dans le fond le jjIus intime de ma nature. Talaon fut alternativement titan et homme ; il connut la loi des êtres. Tirésias fut tour-à-tour homme et femme; il connut la loi des castes et des classes. Orphée fut à-la-fbis ops et inops; il voulut s'identifier avec tous les hommes. Quant à moi , j'ai connu les diverses formes sociales comme un étranger qui les observe , et non comme un fort qui en fait partie-, ou comme un faible qui les convoite. J'ai entrevu tous les modes de rintelligence , sans me les assimiler; j'étajs en dehors des hiérarchies. De plus ,

il ne ma point été cloiiiié de Fiiuiclur le souil i\i I liiimauitc. .le n'ai point ('pronvé la savciir du lait (leJunon; mes lèvres ne se son! point approchées de la coupe du ixîclar; jai ijpioré les nicneilles de l'apothéose; je me suis seulement uhieuvé du vin civil, dc^nié aux profanes. Je ne suis donc |)oint parvenu , saj^e Kvandre, à l'époptisme des mystères , et encore, il laut hien que vous le sachiez, fils de la Thyade, l'époptisme des mystères n'est que l'emhlème d'un époptisme inconnu, letjuel sans doute se maniFestera dans une autre vie, ou dans celle-ci , lorsque l'homme sera plus avancé dans la rude voie du progrès.

« Un sage raconta sa vie antérieure : « Dans la vie '< qui a précédé celle-ci , disait-il , la seule dont j'aie •< conservé un souvenir confus, la douleur ne me '< fut pas épargnée. Je régnais sur un peuple chez «qui n'avaient pénétré ni la bienfaisante Isis, ni "Gérés, ni Trij)tolème. Je fus tué par ce peuple, « parceque je voulus le dompter, le soumettre au " joug salutaire des lois. » « Nos vies antérieures , dit « un autre sage, appartiennent à des cycles astro- « nomiques perdu dans l'ample sein des temps an- « térieurs ; il ne nous est pas donné de les discerner « encore. Sans doute l'histoire du monde actuel est « devenue, dans ton esprit, ta propre histoire. »

.< Un sage proposa ce problème : « Est-ce une es-

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