LIVRE HUITIÈME
« sence distincte qui , passant à Tétat de substance , «devient la substance bumaine? Cette essence, « avant d'être la substance humaine, doit-elle s'éla- « borer, se perfectionner, subir des transformations ^« successives , jusqu'à ce qu'elle soit arrivée à l'état « où elle est mtire pour la manifestation humaine, «c'est-à-dire pour la manifestation première de « l'intelligence? Auparavant l'intelligence était-elle, «mais obscure? En quittant la forme humaine, « continue-t-elle une évolution sans fin ? »
«L'essence bumaine est l'essence humaine, ré- « pond un autre sage. Elle est le sommet du monde « que nous voyons. L'homme attire-t-il à lui lame «végétative des plantes, lame organique de cer- « tains animaux , en qui aurait déjà commencé Yas- « similation ? Toutes les substances immatérielles « de ce monde seraient-elles donc attirées dans la « sphère humaine? Cependant l'essence humaine « resterait toujours identique. Elle tendrait à s'éle- « ver dans une plus haute sphère, mais sans y être « absorbée, sans cesser d'être elle-même. »
«Ceci, n'est point écrit dans nos livres, dit un «des sages. Ce qui est écrit dans d'autres livres, « cest que pour la race humaine, extérieurement >( semblable et homogène, il y a trois sortes d'ames. >< La distinction des âmes se retrouve dans les ani-
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><ni:iii\. non |)niMi icliitivinniMil à eux, mais rclaliu vciiicnl a 1 lioiuiiiu. »
«L'homme a failli, tlit un autre sa{je; la loi de « son être a été troublée; la loi du monde on il do- « mine a été troublée en même temps. Notre intelli- " j^ence ne peut plus voir que des nuaf^jes. »
" Qu'il me soit permis de raeonter un sou{fe, dit « un septième sa{;e. Gbaijue intelli;}ence est desti- « née à devenir, après des myriades de siéeles, une « intellifjence créatrice, toujours sous le goiiverne- " ment du Dieu suprême. Ces intelligences font des « mondes analoj^ues au pouvoir qui leur est accordé , i< selon le mérite de chacune. .] étais sur le point de «saisir moi-même un tel pouvoir, lorsque mon « songe a cessé. »
"Il est écrit dans des livres, dit un autre sage, « que le monde où a été placé Ibommeest l'ouvrage «d'intelligences qui ne sont j)as l'intelligence su- « prème ; et c'est ainsi ([ue ces livres expliquent u pour nous l'origine du mal. Mais l'homme ne « participe-t-il pas déjà de la fonction de créateur, «puisqu'il est appelé à savoir, puisque dès le com- .< mencement Dieu lui a dit de nommer? L'homme « crée par la pensée; si Dieu lui donnait de la uja- « tière et du mouvement, l'homme réaliserait cette « pensée. De plus, il a été dit que tel roi avait achevé «le.monde: parole enq)hatique, non dépourvue de