LIVRE QUATRIÈME
TOMR IV, 1 {
»—■»•»•»••« •>«»»«»»»«^»»a««i»«»»ax»
ARGUMENT
DU LIVRI<: QUATKIÈME.
Je me suis assez expliqué ailleurs sur ce qu'est la Thrace relativement à la Grèce, dans l'ordre de choses où nous nous sommes transportés.
Il est évident que la poésie épique a succédé à la poésie cosmogonique , perpétuée dans les Mystères , et perdue avec eux. Les débris de cette poésie cosmogonique se reproduisent sous la forme lyrique.
Platon (Lois, liv. IV) établit que l'origine du pouvoir est la force. Oui , mais la force considérée comme signe, '^
La candidature chez les Celtes était tout héroïque : celui qui avait en lui le sentiment de sa force se présentait pour chef; c'était un défi , et l'élection résultait d'un duel. Dans le moyen âge ce fut une des formes du jugement de Dieu.
Le mot dynastie, tel que l'emploie Platon ( Lois, liv. III ), a un sens primitif qui fait remonter l'idée au gouvernement patriarcal. Alors les Cyclopes seraient une transformation de la tradition primitive. Le gouvernement patriarcal n'est bien marqué que dans la Bible.
A Athènes comme à Rome, après l'expulsion des rois, on conserva le nom de roi pour les choses de la religion. Ainsi la dignité royale avait un caractère et des