TOME IV. lô
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.< rentes, selon la nature difTéreiitcî de riioumu; à « qui il sera destine. Le ])ain sera donc une nourri- « ture, et la forme (ju'il reeevra, un symbole. »
«Après avoir demeuré une partie du jour sur la u colline des merveilles, écoutant alternativement « les préceptes et les chants des muses , je descendis i( tenant Orphée par la main. Les peuples se pro- « sternèrent à nos pieds. Lui, le héros pacifie] ue, « fit entendre quelques accords harmonieux; puis, « détachant le h .j^er et riche tissu de soie et d'or qui « flottait autour de la lyre civilisatrice, il en fit le "bandeau royal dont il ceignit ma tête, dont il « entoura mon front. Il me salua roi des Odrysiens, « et les peuples à leur tour me saluèrent de leurs « acclamations.
i< Cependant lincendie continuait ses ravages « dans la forêt. Mille cris confus , mille gémisse- « ments plaintifs en sortaient à-la-fois. « Ne vous in- « quiétez point , disait avec calme le divin Orphée. « Parmi tous ces cris , parmi tous ces gémissements, " nous ne distinguons aucune voix humaine. J'en "jure la puissance qui m'est donnée, nul de nos « semblables n'est dans la détresse en ce moment. " Qu'importe donc que les bêtes féroces soient sans « tanières? Il faut que le domaine de Ihomme s'a- '( grandisse. Cette terre, ravagée par le feu, sera " plus facilement défrichée ; de verdoyantes no-