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(ulaircc froj) lard; la l)lt:.ssuii' (jni'llc a\ail i(;(;ii(; («lait iiiord'llc. ï^os danses de ses c()m])a{|iies folâtres H a\ aient jamais tui lcj)ouvoirdc la satisfaire;; luannioiiis elle s y livrait avec plus d'ardeur <|u auparavant, l'allé croyait échapper ainsi à son sort. Puis tout-à-coup elle cherche la solitude, pour se dérober é{;alenient aux recherches ardentes des jeunes lionunes, et aux enipresscnients des jeunes fdles. Elle veut fuir tous les lieux où Orphée porte ses pas, mais elle est toujours entraînée à se précipiter iuvolontairemcnt avec la foule des peuples, pour entendre les chants du poëte; elle se dit toujours que c'est pour la dernière fois, et toujours elle y est ramenée par une force qu elle ne peut vaincre.
« Un jour elle ose s'approcher de cet homme merveilleux. Elle n'avait point de couronne sur la tête, et sa main était désarmée du thyrse. Un voile, parure inaccoutumée de la vierjje malheureuse , descendait sur son visage charmant. Ce tissu trop léger pour cacher ses traits, pour tempérer la flamme de ses regards enivrés, était à-la-fois un asile pour sa timide pudeur, un attrait de plus pour son incomparable beauté. « Poëte divin , lui dit-elle avec égarei< ment, je ne sais quelle ardeur allume tout moji " sang , je ne sais quel vertige affaisse ma tête. Mille " illusions me tourmentent; la raison m'abandonne. < Mon sommeil est troublé par des songes funestes,