‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 38 sur 184 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

mobile et frappé de surprise: il veut parler, mais, à rasj)ect crAnti{»oiie, il est comme vaincu par une crainte religieuse; cependant il fait de nouveaux efforts , et balbutie avec peine ces mots qui s'échappent de ses lèvres : « Ah! du moins que je vive «pour Antigone, que je lui consacre toute mon "existence! peut-être aura-t-ellc besoin d'un ap- 1 pui, ))

« Non , généreux Hémon , non , reprend Anti- " gone, je n'ai plus besoin d'appui ; les paroles d OE- « dipe mourant me suffisent. Je ne reparaîtrai dans « ma patrie que si les Dieux m'inspirent de vouer '< ma vie à d'autres sacrifices. »

«Le vieux berger, à ce nom d'OEdipe, a senti une secrète terreur; ses deux filles charmantes pleurent malgré elles. Hémon, entraîné par une force supérieure , ne peut résister aux ordres d'Antigone , et se retire en silence. »

Tirésias, interrompu par l'arrivée d'un héraut, s'arrêta pour la seconde fois, et remit au lendemain la suite de son récit. Ce héraut venait annoncer que tout était disposé pour le sacrifice; car le roi Priam avait voulu que les fêtes de l'hospitalité fussent prolongées pendant neuf jours, et que chaque jour on immolât des victimes aux Dieux immortels. Tirésias, savant dans les choses sacrées, faisait connaître de

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nouveaux rites aux prêtres de Troie; mais il refusait toujours, ainsi que Daphné, de prendre les augures.

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