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TOME III. ig

2<j<> PAL1NGÉNÉSIE SOCIALE.

que le temps où il lut légal parmi nous n'est pas très éloigné; je sais encore qu'une loi providentielle a voulu que la force fût l'origine, la source de toutes les institutions humaines. C'est même un des signes du droit divin. Nous reviendrons sur ce règne de la force qui par-tout a précédé le règne de la justice. Mais hâtons-nous de dire que si la justice est un progrès, elle n'est point, pour cela, le résultat d'une convention.

Encore quelques mots sur la guerre.

Croyez-vous que déjà le soldat ne doive pas au moins hésiter lorsqu'on dirige ses armes contre des concitoyens dans l'intérieur du pays? Ne le voudriez-vous pas instruit des circonstances où il doit prêter main-forte à la loi? Voyez ce qui se passe en Angleterre, et qui est une leçon pour nous. Seraitce donc une chose morale que de réduire l'homme à l'état d'instrument aveugle? Ce genre d'épreuve diminuera comme les autres. Déjà notre mode de recrutement est un pas immense fait dans cette voie. Le soldat, comme le juré, est l'expression du pays. Ajoutons ici , puisque l'occasion s'en présente, qu'il était hien temps de modifier toute notre législation militaire, qui semhlait naguère encore retenir des traditions nées dans un camp de harbares. Admettons, pour principe, que, hors le temps de guerre, et à moins d'être sur les lieux mêmes où la

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