DEUXIÈME PARTIE. i/j'i
îles neuf livres dont il se compose est dédié à une muse. Ce n'est point, comme on pourrait le croire, une imitation de ce qui a été fait pour Hérodote: l'enthousiasme renouvela cet usage antérieur à lui; et il le mérita par l'harmonie de son style, et non par la nature du sujet qu'il avait traité. Le mien , au contraire, appartient essentiellement aux Muses ; et la forme ou l'exécution n'ont rien à réclamer dans cette distinction qui fut accordée au père de l'histoire par les peuples de la Grèce. Diodore de Sicile explique les noms des Muses d'une manière qui m'autoriserait assez; cette explication est un peu longue, et sur -tout elle est trop peu simple, pour que je la place ici. On y sent au reste l'intention de ramener tous les attributs des Muses à l'unité. Pour compléter chaque définition de Diodore, il suffirait d'y ajouter l'idée de sciences particulières formant une science générale. D'ailleurs les étymologies naturelles de chaque nom ne sont point difficiles à trouver.
La plupart des choses que j'ai dites dans ce paragraphe peuvent convenir, ainsi qu'on le verra sans peine, à la fille des Expiations, car toutes les parties de la Palingénésie sociale sont analogues et identiques. Je vais en quelque sorte ne faire
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que continuer mon discours, quoique l'application directe, par la suite, en soit différente.
L'écrit auquel se rapporte le paragraphe suivant, étant, pour ainsi dire, en dehors de mon épopée cyclique, ce paragraphe serait, pour ainsi dire, épisodique dans les prolégomènes, si l'écrit lui-même n'appartenait pas au système d'idées que j'ai à développer, s'il n'en était pas une confirmation. Il est donc nécessaire que nous nous arrêtions quelques instants sur la Formule générale de l'histoire de tous les peuples, appliquée à l'histoire du jieuple romain.