‹ ŒuvresChapitre 77 sur 175 · DEUXIÈME PARTIE. i · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. i

cest cette lutte, sans cesse renouvelée, concentrée ailleurs dans les diverses mythologies civiles , et manifestée chez les Romains par une série de faits historiques , la lutte universelle du plébéianisme contre le patriciat, c'est-à-dire, comme nous l'avons vu, l'initiation même de l'humanité. Une histoire romaine, construite sur cette idée fondamentale, serait, d'après ce qui a été seulement indiqué, une sorte d'épopée odysséenne, en d autres termes, le tableau d'une initiation providentielle. Mais Ulysse, l'antique plébéien, ne parvint jamais à la pleine émancipation vers laquelle il tendait, et dont la longue espérance est contenue dans toutes les traditions de la gentilité. Au reste, j'expliquerai ailleurs, ainsi que je l'ai promis, ce type important d'Ulysse; on verra qu'en effet ce personnage mythique ne put surmonter sa nature primitive, et que, vaincu par Halé, magicienne étrusque, il finit par mourir centaure. N'est-ce pas aussi la fin déplorable du peuple romain?

Cette pleine émancipation, objet de tant de vœux, cachée au fond de tant de croyances générales, nous trouverons plus tard que le christianisme seul peut nous la procurer, et que dès-lors , encore une fois, le christianisme est la véritable religion de l'humanité.

SUITE

DE LA DEUXIÈME PARTIE

Suite des Prolégomènes de la Formule c/énérale.

(J'avais joint à la préface de l'édition provisoire d'Orphée, que j'ai imprimée l'année dernière , le Traité de Vico : De antiqua Italorum sapientia, ex linguœ latinœ originibus eruenda.

11 en existe plusieurs éditions d'une traduction italienne : mais l'original n'avait pas été réimprimé depuis la première édition de l'auteur, faite à Naples en 1 710 : il était donc extrêmement rare.

Les raisons qui m'avaient porté à le donner en entier n'existent plus ; et je sais qu'on en prépare une traduction française.

Toutefois j'ai cru devoir conserver les réflexions auxquelles je me livrais à l'occasion de ce Traité ; et j'ai pensé qu'elles pouvaient trouver place ici , pareequ'en effet elles sont une suite naturelle de ce qui précède. )

Vico voulut suivre l'exemple de Platon dans le Oatyle, et de Vairon , dans les Origines de la langue latine.

Jules César avait fait un livre sur l'analogie des mots.

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