‹ Œuvres-poésies, publiéesChapitre 20 sur 26 · CG · texte numérisé non relu

CG

GLOSSAIRE

Me [aurait il pour un lai faire) ; II, 163 10 {dedans brie f jour) ; donner jour, donner du temps , 2o7 1286 ; 336, 1. 20 ; bonjour = bonheur 359 386. Obtenir le jour, gagner la journée, être vainqueur 213 79-80 {Car là obtint.. Contre ses ennemis le jour). On sait que jour après tout au singulier est traité de féminin, ainsi 123 1263 (Je n'ai, toute jour ajournée Ne toute nuity nul autre avis).

Journée (bonne) , bonheur, bonne chance II, 73 2253 {Il seraient bien parti de bonne journée) .

Juer (se) à qqn., se montrer de bonne humeur 110 815 (Elle sejue à moi et l'it). .

Juge, subst. verbal dejugier, jugement 101 482 {Et se Paris, qui on fistjuge De là pomme, rendi bon juge).

jugicr, conseiller, commander 337 3724 {Et mon cuer méjuge, voir , Que j'en doi pité avoir) .

Julie, mois de juillet 283 2128.

Jurnir 29 955 : Trop leur serait dure leur vie. Ne il ne poroient jurnir Les paines qiCil ont à souffrir.

Le sens de ce mot, que je n'ai jamais rencontré et dont je ne connais pas l'étymologie, doit être supporter, endurer. Le dictionnaire rouchi de Hécart donne le moi jurvir, traduit par suffire et appuyé de la phrase : je n'peux jurvir ; il est donc probable que c'est jurvir qu'il faut lire au lieu

de jurnir et traduire : ils ne pourraient suffire aux peines. Mais jurvir m'est tout aussi inexplicable, quant à son origine, que jurnir ; car je suis loin d'y voir, comme Hécart, une altération de suffire !

Kutnsc, voy. cainse. Voy. également sous c les mots suivants commençant par k : Kamoukas , Kokart, Kokevîeus , Roquet.

Kcuvc leu leu, nom d'un jeu d'enfant 92 204. Queue du loup?

Là = à cela 100 474 {prens tu dont là garde .î*) ; = là où II, 159 5343.

liabour, fémin., travail, peine 5 123 ; 179 3100 ; II, 55 1789 ; masc. III, 152 29 {ordener son labeur).

Lahourcr, être en peine, en danger 160 2496 {Car qui nage en mer, il labeure) .

Laictte, petit coffre 255 1248. Du néerl. laeyc (Kiliaen) = ail. lade.

liaycr, laisser, lâcher 251 1139 ; II, 66 2254 ; 125 4168. Cette forme layer, doublure de laisser, mais radicalement distincte, a donné les formes laient (laissent), lairai (laisserai), lairoie (laisserais). La 3« pers. sing. de l'indic. prés, est lait ou let, 224 444, forme difficile à expliquer, car elle ne se rapporte ni à l'infinitif layer ni à laissier.

Pour l'étymologie de layer, voy.

Diez v» lasciare, et Cachet sous laissier.

liante, pierre tombale 111 830;

GLOSSAIRE

aire sous la lame , être mort 345 960. Sjnonyme de mort 135 1313 {Je ne puis avoir înillour lame); III, 2 32 {Je croy qu'on s'en sent jusqu'à lame).

LamenleuN, lamentable 330 3353 ; 33 1 3665.

■.ansasier, parler, discourir 11,325 178; 2ti 191.

Larrlff, clairière , terre en friche 348 17 (Parmi an bois tout au lonc d*uns larris). Voy. sur ce mot Gacbel sous lairis.

I.«iMie, laisse II, 316 3 {Un blanc lévrier 7nenoit en lasse).

Lcceric, jouissance, plaisir 289 2299.

l^esal (prononcez legeai), orthographe accidentelle, amenée par la rime, pour léger 119 1112.

I^egler, habile II, 289 132 (De conquerre un coer legiere estait).

Lent, en pari, d'une chose qui tarde à venir II, 354 3a {En soin d'avoir merci qui H est lente).

LentIcuA (sujet sing. ou rég. plur.

de lentif) , Icnl, paresseux 314 3165; II, 29 962; 108 3663.

l.eM p. lais, chants 349 46.

i>éH {mettre à un) , mettre de côté, serrer 254 1244.

liCt, laisse (p. lait) II, 103 3480. Voy. layer.

Lettre, écriture, inscription III , 43 1433 {tableau plain de lettre).

Loiiler. loyer 11,350 61.

Leur, où III, 122 824 : Aussi nepovez-vou s entendre De ma dame la voulente Ne leur elle a avoulmté

Ne, son désir ne ta pensée. Voy. sut cet emploi de leur et son origine, ma note Jean de Condé, I, p. 426.

Ll dans nos mss. représente à la fois le pronom masc. eum (II, 75 2537; 309 36) que le 1cm. eam (2094138;

Licence , pMBrmission III, 303 3131 .

Lieffement, sans réserve, en entier 75 774 ; associé à entérinement II, 391301.

Lieu , occasion, moment favorable 118 1093 (Si tretos que le lieu aurai) ; 224 15. — En lieu ou enses lieus de, au lieu de II, 310 7;'

Limer , ronger , irriter, exciter 78 868 ; 169 2772 ; l'ital. limare est employé dans le même sens métaphorique.

Lin, lignage, parenté II, 337 16 {de haut lin) ; synonyme de linage 195

Lire, lire ; au parfait défini lisi (je lus) 108 742, 3« pers. lut 114 950 ; participe lit 108 737 et leû 322

LIsler, plante de lis 44 1458.

Loer a le plus souvent le sens de conseiller : on lui trouve cependant aussi celui de louer, approuver , ainsi 101 492.

Loi, re'ligion , culte II, 343 37 ; 348

Lointain ou lontain.ùQ longue durée 360 1380 ; 276 1952 ; qui montre de l'éloignement , peu aimable 282 3109 ; éloigné , absent III , 7 208

GLOSSAIRE

i,oirier (leurrer), dresser (un oiseau) au leurre 313 3128.

lionch ou ion^f, loin, éloigné, adjectif et adv. 284 2154 ; 11, 197 106 ; 111, 131 1136.

lionscs, adv. longtemps II, 270 29.

i^ongct, dimin. de long 283 2116.

lioquencc, langage, discours 169 2767 ; tant qu'en loquence 141 1851 semble vouloir dire : pour autant que le langage peut l'exprimer.

liOndier, objet d'habillement II, 310 45 {Gobîns vesti un grant loiidier) ; je trouve le mot dans Becherelle, défini par : couverture de poils pour les prisonniers ; Diez : Lodier, couverture de lit en laine ; cp.

anc. haut ail. lodo, ludo, étofife de laine grossière, et le lat. lodix.

liourt, lourdaud, stupide 100 445 et souvent.

i^oiipe (faire la), faire la grimace III, 157 28. Loupe, grimace, figure dans le dictionnaire rouchi de Hécart. Quelle en est l'origine ?

T^oyal et loyauté. Il est utile de rappeler que dans l'ancienne langue ces' termes se rapportent toujours à la fidélité.

linfrrelll, 36 1209 : Quant tu verras luffres maintiens En dames, loing d'elles te tiens. Mot inconnu ; lascif? Le mot serait-il connexe avec lubricus ? d'abord lubre (cp. ruste de nisticus, hérite de haereticus) , puis luffre ?

, mach, le pers. sing. de l'ind.

prés, de mètre', cette forme paraît 15 479 (ms. 831 mech) ; 208 4096 ; II, 18 595 {mac ge rimant avec image) ; II, 222 76 ; 240 177. Forme mec 23 755 ; may III, 31 1028 ; 67 496 ; 98 28. Subj. mace II, 68

maçonner , ouvrer , tailler , 259 1372 ; composer (une ballade) 123

iliaglstral, important II, 47 1592.

Mal, may , bouquet de mai II , 208 441 ; 414 LXII.

Main (à) , serviable, complaisant II, 129 4355 ; mettre à main, offrir , présenter II, 54 1824 ; avoir à main, à sa disposition III, 47 1583.

Mains {au), du moins 194 3626 et 3646 ; sus le mains, le moins possible, très-peu 194 3627.

Maintenant, 1. tout à l'heure, à l'instant (rel. au passé) 109 779 ; II, 55 1874 ; 58 1964 (dans ces 3 endroits : dont jeparloie maintenant); II, 93 3121 ; 2. actuellement, dans ce moment- ci 95 292 ; 356 290 ; aussi de maintenant II, 128 4313.

Mais ou mes est souvent appliqué, avec la valeur de néanmoins, en tête de la proposition principale à la suite d'une subordonnée commençant par quoique, comment que ou analogues ; il ne se traduit pas en français moderne; ainsi 7 200 :

Jà (quoique) je te soeil honnourer^ Mes je te tnaudis par aïr ; 215 154 : Comment que je soie assallis....

Mais je me deffench com vassaus.

GLOSSAIRE

Cet emploi de mais étant irèstotéressant à noter, nous en avons multiplié les citations : 1, 117 1030 ; 153 1393; II, 233 454; 217 37; 111, 30 090; 4i 1488 ; 51 1711. Le mes doit être envisagé de la même manière 126 1368, où il faut rectifier ainsi la ponctuation :

.. Ouvrer et faire auctorité ; Quoiqu'on y voie le contraire.

Mes amours ont...

Mrs onques 11, 62 2117 = onques mes (jamais) II, 70 2389. — Mais qucy pourvu que 272 1794 et souvent.

HfaiHeau, boucher II 311 47 ; du bas-latin macellus p. macellarius.

Maistrcmcnt , en maître 111,262 2630 : .. Tu me sers Maistremcnt, non pas comme sers (serf).

nalice, employé comme masculin 111, 47 568 ; 51 1717.

Malostru , misérable III, 265 2718.

Pour l'origine de ce mot et ses sens successifs , voy. la dernière édition de Diez, où le rapport avec mal-estruit, admis par Ménage et Littré, est rejeté.

M*an, p. m'a on (voy. an) 351 98.

Mande, forme variée de manne, panier II, 307 34.

Manière {perdre 5a), perdre contenance m, 18 559.

ManHion , demeure, forme savante de maison II, 198 136.

Mant III, 40 1322 : Après, le (le dittier) por/era5 au mant De ta dame, quant lui plaira. Je doute s'il

faut traduire 9)ian{ par commandement (cp. Baud. de Condé, p.

152, V. 38 , et Cachet, Gloss.) , ou par manoir, habitation (mant p.

mans = mansus, manse). D'une part le verbe porteras appelle un nom de lieu, où il faut porter, d'autre part je n'ai pas d'autre exemple du subst. inant = habitation (le latin mansus s'est francisé par mes).

Mapenioude, traité comme masculin II, 369 2.

Mar, propr. k la mâle heure, par malheur , étant suivi du parfait défini , équivaut au latin ulinam non ! 7 196 : Mar mis mon pie\ n'eussé-je jamais mis le pied. Au lieu du mot simple je trouve pour mar II, 371 8.

Marchand, qui est h vendre ou à acheter III, 178 1 : Seroient amours marchandes ?

Marchandise , commerce, profession commerciale II, 4 94.

Marcier, marcher II, 167 170. L'étymologie que j'ai proposée pour ce mot important — lat. marcus, instrument contondant ; le sens propre de marcher est fouler, — piétiner, a trouvé bon accueil chez Littré (voy. son Dict.) et Diez (voy. la 3«éd.desonWorterbuch).La forme marcier est remplacée par marcir 48 1597 : Et sus Verbe fresce et nouvelle Comm£nçames nous à marcir.

Marcir, fouler II, 291 981 {Alons nous eshatre, marcir la rousée et

GLOSSAIRE

abatrc) ; marcher, voy. marcier.

niargier, border II, 195 28.

Mnrlr , fourvoyer ; sans lui marir, sans se tromper 268 1662.

Jiinrjoiicr, nom d'une plante , marjolaine? II, 195 44 {violier, anquelier et marjolier).

Marie, merle 548 18.

Marvoycr, devenir fou 127 1375 ; II, 126 4246.

Masse , II f 225 181 : Je suis ores ci En Avignon, en dure masse. Le mot s'emploie parfois comme synonyme de fais, et notre expressions dure masse doit signifier ici : bien accablé, fort en peine.

Massellc, joue 156 2344; 168 2740 (où m'asselle p. massellc est une faute) ; II, 271 48.

Mat, faible, accablé 131 1519; syn.

de pâle (opp. à frais, vif) 130 1488.

Manne, manne (du ciel) 229 615.

Medicien , fém. medicienne, médecin III , 199 2042 {La gardienne qui de tes maulz medicienne a esté).

MeflTairc un mal, le mériter par sa faute 226 497 {Ai-je meffet le mal que ma dame me fet ? ).

Meffet, partie, passé de me (faire , à sens actif : qui a mal fait, coupable II, 374 6.

Mélancolie OU vierancolie, 1. tristesse H, 8 245 ; — 2. malheur II, 4 100; 49 1671 ; 96 3223 {Quajit la mélancolie il prist de.. , quand il eut le malheur).

Mêler (se), se mêler de, s'appliquer à II, 2 36 (Ce que je sçai, dont je

me mêle) .

Mellé, troublé, pâle II, 109 262 {Qui

ne fat tainte ne mellée, Mais de friche et plaisant arroi).

Membre, partie d'un tout, élément de compte H, 226 210 {Regardés les deux membres grans De quoi je vous fac ordenance) ; point 89 82 {En tous membres de gentilleces, en tout ce qui se rapporte à gentillesse); circonstance, chose 266 1592 {Encory a un trop grant membre).

Memorc, OU mémoire,!, mémoire, souvenir 213 82 {aies memore, souvenez-vous); II, 152 5121 (que je n'euisse plain mémoire de mon songe); II, 152 5112 {ens ou mémoire dou veillant) ; 2. récit, 212 40 {biaus memores). Dans les deux acceptions, le mot est traité de masculin. Il n'est pas sans intérêt de remarquer qu'il est féminin chez l'auteur du Trésor amoureux (III, 55 94) : Par mémoire ymaginative.

Menacier {sans), sans défi, par surprise II, 264 49 {Car pris fui sans menacier D'un samblant doue et riant).

Mendier, être malheureux 114 935.

Mengant, mangeable II , 343 46 {fai des brebis sur la bruiere Qui sont bonnes et bien mengans).

Mensongier, mentir III , 4 101.

Mentir {sans), sans faute II, 73 2477.

Menuement, en grande quantité m, 20 656. Cp. la locution menu

GLOSSAIRE

et souvaU.

Mcnuler, pclit , milice II, 115 4900 (Arbres et fruis, tant menuicrs que gros).

MeraucollC) voy. vielancolic.

Mcrancoller, être malheureux, se jeter dans le malheur III , 249 2.

Merci {mettre en), tenir en sujétion III 01 300,

Mcrelle, chance , sort II, 327 14 {Sus qui que cfieïst la merelle) ; mauvaise affaire, position critique III, 35 1165 {Je te lairoie en la tnerele Pugnir de ta faulsc querelc).

Mcrir, récompenser 213 78; II, 53 4787 ; 213 114. Au subj. ce verbe fait mire dans la locution très- fréquente [Dieux vous le mire) .

La permutation de e en » n'a pas été toujours bien comprise ; elle est cependant conforme à la règle.

E tonique, devant la désinence îm«, eus et analogues, se change soit en ie (ainsi feriat fiere, malcria matière, ministerium mcsticr), ou en t(imperium empire, magisterium maistire, ingenium engin). Donc mereat a régulièrement fait mire.

MerKe, adj.,lat. meritus, qui a mérité , digne (Sut je point mérites que...).

Mérite, subst. masc, mérite, valeur 63 353 {dont grans est li mérites) ; fém., récompense 5580; 1542290 ; 11,210 30; III, 270 3073.

Merveillciis, hautain, ûer III, 163

Mes, contraction de me les ; par une

singulière surabondance ce mot ne se rencontre pas seul , mais toujours précédé de le, qui n'a aucune raison d'être : 191 3517 ; 231 681 ; 319 3311 ; 340, prose 1. 14 et 18.

(Voy. aussi Jean de Condé II, p.

14, vv. 442 et 444 : Car tout embler le mes convint... Con le mes metoit en dcfois ; la particularité que je signale ne m'était pas connue quand je publiais ce passage, et j'ai, par ignorance, imprimé le mes, d'autant plus que le pronom se rapporte précisément au mot mes (mets), mis au v. 440). Le me pluralisé par le mes est un fait qui n'a pas encore, je pense, été relevé.

iMèH, mais, voy. mais.

Blés, partie, passé de maindrc ou manoir, demeurer 172 2875 ; 234

Mcsciiant, litt. qui a mauvaise chance, puis misérable ; employé comme terme d'injure et comme synonyme de chetif, II, 336 57.

Aleeicroire qqn. de qqch., se méfier de qqn. en qqch. Il, 22 717 ; mal juger, soupçonner à tort III, 271 2926 ; se mescroire, soupçonner, appréhender, II 39 1327.

McNiiicr II, liO 4732 : En tous déduis graciouse et mesnierc. Cet adjectif, s'il ne représente pas une variété orthographique de manier, habile, est le mesnicr = mansionarius, domestique, pris dans l'acception de familier.

Mcsocrrlr à qqn., lui manquer de

GLOSSAIRE

respect III, 257 2i70. Cp. Chroniques X, p. 49 : A celui à qui ilmescliict, chascun lui mcsoffrc.

AirMpnler (se) de qqn., s'irriter contre lui II, 121 1183. {Qui trop sans raison s'en mcspaient). C'est l'opposé (le s\ipaier, s'apaiser.

mcspafiseï' (se), se détourner, changer de roule H, 102, 3i53 {S'en mi chemin ne se mespassent) ; III, 255 13 {Fléchir y Ne mespasser de Vérile la bonne).

message, bas-laj. missalicus, messager 11, 116 2923, et souvent.

Mcsticr , ministère , service , aide 24 79 {Car qui use de mon mestier^ Jà desconfis il ne sera) ; occupation 111 850 {Car lires est uns douls mestiei's) ; appareil 92 183 {Et un four de quatre tieulettes Oùjemettoie ce mestier). — Estre mestier , opus esse, être nécessaire 22 719 ; 68537 ; aussi /à/rewesiier(cp.rital.

fa mestiere) 308 2955. Quant à avoir mestier^ il signifie tantôt avoir besoin 31 1022; 104 599, tantôt être nécessaire 92 184, ou être utile, rendre service 24 793 {Car j'ai à toutes gens mestier).

mc^tirc (répond au type magisterium), maîtrise , pouvoir de faire , habileté 15i 1631 (ou il faut lire mestire au lieu de mesdire) ; II, 177 522.

niestrie ne se dislingue pas pour le sens du mot précédent, mais il est dérivé directement de maistre ; donc habileté, talent, art, 167 2708 ;

nienfrleiiiiement, de main de maître 323 prose I. 17 ; je crois qu'il faut 336 I. 3 subsliluer ce mot à materieusement, qui est suspect pour la forme et le sens.

McHvcnlr, plus souvent mesavenir , syn. de mescheoir, II , 175 470 {Quant à l'emprendcur mesvicnl).

Mete, limite; au pluriel, lieu de résidence 266 1586 {Et retournèrent en leurs met es).

Mctrcflcr, mettre en vers , syn. de

versifier 111,68511.

Mettre, actif, interpréter une chose introduite dans une similitude ou parabole 64 370 ; la rapporter à 86 1169 {ceste chose Que j'ai à mol appropriic et mise); neutre, tarder (mettre du temps) 23 i 740 : Je ni ai gucrcs mis ne mes (demeuré) ; II, 140 4727 {sans mettre y longemcnt).— Mettre hors, émettre, prononcer (des paroles) 255, 1. 8 ; excepter, retrancher 4 109 {Tout entier, sans rien mettre hors). — Mettre sus, mettre au monde, engendrer II, 43 1440 {Asse's moustroit qu'il fust mis sus De bon lieu, nourris et issus).

iieuhie, subst., richesse mobilière

Meur ou viour, suj. plur. (au rég.

meurs ou mours), mœurs, du genre masculin 89 81 {En bons mours) ; 110 810 {Mais tant sont sage et bon simoîir); II, 45 1516 ; 50 1694.

raciir, au sens figuré, réfléchi, posé

GLOSSAIRE

65 410 {Qu*en tous ses fes on le voie «leiîr); 66 470 {de manière meure).

.iieurKiné, en parlant do personnes et joint à bien, bien élevé, de bonnes manières 111,84 2; 151 1110; 277 5082 ; appliqué aux clioscs, il peut se traduire par ordonné, arrangé III, 182 20 (A ce palais hien menrginé) ; ib. 246 25. : vice enraciné et naturclmmt ineurginc (vices naturels, congénitaux).

Mien, employé après cest 107 689 :

après cesle mienne aventure.

Mine, minium II, 119 4009 (plus vermaus que mine).

iiiiulme, minute 78 867 (ne heure ne minime).

Minititre, aide, serviteur 567 1656.

Minute, 1. sens ordinaire III, 152 1147 ;— 2. en tninutCy =en escrit, en brief, ib. v. 1148 {Sicom je le treuvc en minute).

Mire, de merir, voy. sous merir.

Mirer (sc)enqqch., arrêter sa pensée sur qqch., y réfléchir 157 2580 ;

II , 268 198 (Là me vucil mirer) ; ib. 269 224.

Mine, propr. dépense (de mettre , dépenser) ; de là la signification :

ressources pécuniaires , état de fortune 21 564 {Selon leur pooir et leur mise) ; II, 180 645 ; 184 765 (Tu ne pues fallir, par ma foi, A avoir grant mise et chevance);

Mlsnie», forme contracte de wjmmcs, même 268 1664.

Mi«(ere, vertu mystérieuse inhérente ï qqch., II 259 152 ; 2^12 227 {Les violettes.. Ont encor vertu et mistere).

Mitte, nom d'une monnaie de cuivre qui avait cours en Flandre (voy.

Du Cange v» mitta)ll, 550 08 {Tu n'as vaillant quatre mittes).

Mole, mienne 91 \^Si{V amour moic).

Mol, fig. bon, débonnaire 199 5802.

Mole, moule ; jeter en mole, prêter une forme, façonner, 148 2071 :

Vois de la mienne n'ist ne vole Que mon euer ne le jette en moh\ pas un mot ne s'échappe de ma bouche qui ne soit façonné par mon cœur, c.-à-d. qui ne réponde à un sentiment réel.

Monient {en un), au même point, dans le même état II, 158 4662.

Mon, son, ton, pour ma, sa, ta, a dans les poésies de Froissart déjà une très-fréquente application et dispute le terrain à l'ancienne manière ; ainsi Ton y voit mon entente (156 2560) alterner avec m'entente (62 527) ; si l'on trouve Ieplussouventmonou5onAon«(?wr, mon espérance, son aïe, son amie, son ordonnance et sembl., on rencontre encore les formes normales m'aventure 98 590, nVame U 542, s' outrecuidance 25 747.

Mont, subst., monde III, 42 1598.

Montance, valeur 147 2049 {Je ne vaudroic la montance D'une frambaisé).

Monter, valoir 41 1571; II, 5 87

GLOSSAIRE

{Qui ne sceveiit que bien fais monte).

Moquer, verbe actif, railler HT, 3i

]Morali(é,scns moral d'une allégorie, d'une parabole II, M 1585 ; dit de moralité, poëme allégorique.

nioriilc, nom d'une maladie de cheval, II, 218 51 (où le lévrier dit au cheval : On te frote, grate et cstrille Et te cuevre on pour la morille). Ce mot signifie ailleurs la peste ; ainsi Machault, dans son Jugement du roi de Navarre, décrivant les ravages de la peste en 1347 et 1348, dit que le fils négligeait son père, que la fille failtoit à la mère La mère au fil et à la fille.

Pour doubtance de la morille.

Mot, chant, mélodie II, 146 4905 ; 195 24 (au v. 25, le dimin. motet :

Leurs divers chans et leurs moles.

Motet, voy. mot.

Mourme, forme variée (citée aussi dans le glossaire picard de Corblet) pour mourne, morne, 141 1867. La forme mourne se voit 183 3348.

Pour n changé en w, cp. charme de carpinus (Berrichon cliarne).

Mour (mœurs), voy. meur.

Moustrc [faire) de, citer comme exemple II, 174 436.

Moustrcr, montrer. Les mss. permettent bien de lire aussi mojistrer, mais des rimes féminines, telles que oïdtre : monstre (II, 57 1948-9), prouvent que Froissart prononçait moustrer. Dans le Tré-

sor amoureux j'ai donne la préférence à monstrer, pour me conformer au ms., qui surmonte souvent la lettre o du trait abbréviatif marquant n.

Mouvoir, partir II, 322 34.

Moyen, subst., milieu 62 397 {Pour ce voudrai le droit moyen tenir) ; 78 872 {Commencement ne moyen ne parfait) ; intervention 12 362 {Par vous se font maint bon moyen Au dieu d'Amours] ; médiateur , 40 1316 ; 126 1364 ; 236 15. Le sens d'intervalle, d'interruption se présente dans la locution sans moyen, sans discontinuer, sans cesse 63 365 ; 64 394 ; 65 417 ; II, 294 78 ; 242 218 [sans nul moyen).

Mu, en parlant de la couleur du visage, pâle, blême II , 305 222 (iVe plus ne se taint ne mue Ma coidour, Qui longement s'est tenue Pale et mue). J'hésite à voir dans mue le féminin du mot mu, muet, pris dans une acception métaphorique ; mieux vaudrait l'expliquer comme forme contracte de meiïe, part, passé de mouvoir ; meii avec le sens de mife estconstatépar Cachet fv» mcûs). Mu est employé comme synonyme de inat I, 149 2113; le silence accompagne l'abattement, la tristesse.

Muici, muet II, 77 2694.

Muîr, je meurs 122 1221.

Mnison (variété de moison , cp.

foison fuison), mesure 11,40 1361.

Muifi»tc 5 forme secondaire de

GLOSSAIRE

moiste, moite 2G9 1718; II, 241 185; muistemcnt, mollement, avec tendresse II 48 1623 : Et le nourist (élève) très muistctnent.

Mulet {jouer au), jeu d'enfant 93

MuHe, chalumeau, musette 92 170.

Muflier sur, réfléchir, méditer 239 837 ; suivi de à, écouter avec attention 111, 260 2764 {Quant il musa à mes paroles).

MuMlquanf, 1. chançons musiquans m, 53 30, opposées aux chants naturels des oiseaux ; ib. 72 639 musique musiquans, musique artiflcielle; 2. musicien, ib. 72 646.

ivacion, naissance; de nacion, par droit de naissance 111, 163 22.

Nager, naviguer 160 2496 ; 230 629.

ivain, sot 11, 349 29 {Et celle qui ne fu pas nainne).

Waïf, 11, 37 1257 : /; n'est paintres, tant soit Normans, Ne François, ne d'autre pays. Tant soit bons ouvriers^ nais. Je pense que nais doit être lié aux mots d'autre pays « ni natif ni d'autre pays », dont il est séparé par un de ces enchevêtrements si familiers à Froissart; il faut donc le faire précéder d'une virgule. J'avais d'abord interprété bons ouvriers nais par « bon artiste par talent naturel » ; c'est ce qui m'a fait omettre la virgule.

Nature {par)y naturellement, nécessairement II, 164 56.

ivutnrien, explorateur de la nature, naturaliste III, 225 5.

Navlron, aviron II, 369 10 {Qui tout sans naviron Nooit en mer). Voy.

le Dictionnaire de la langue wallonne par Grandgagnage , t. H, p. 158, et mon Dict. d'étym. franc, sous navire.

Née, propr. chose en général, d'où la formule riens née; est appliqué à la femme , dans les allocutions belle née et sembl., 111, 1 12 24.

Wéa, 22 733 : En une seule main plus porte Que ne facent quatorze nés.

Dans mes notes, j'ai donné à nés le sens de personnes , hommes (cet emploi de né n'est pas sans exemple, voy. née); mais je me suis mépris , nés est évidemment ici le pluriel de nef, navire.

i¥e ce ne quoi, rien du tout 47

neceMiiUé, ce qui préoccupe, souci, peine 122 1205 ; ouvrer de nécessité, agir de force 126 1365; avoir nécessité, être nécessaire III, 212 15 :

Avec tous ces biens fassetlre Que nécessité lui ara Bon eiir et bonne aventure.

l¥elB, même 8! 974 ; aussi nés 216 168. A l'origine, ce mot, qui répond à un type latin ne ipsum, ne s'appliquait qu'aux propositions négatives (et en effet dans les deux passages cités il signifie en réalité pas même) ; mais cette restriction a de bonne heure été négligée.

WeBif, lassé II, 50 1705 {Je ne seroie

GLOSSAIRE

jà nesis De parler ent trois jours entiers). Çp. Chroniques III, 451 :

si en cseoient tout anoieus et 7iaisis (variantes tanés et amatis).

W'I a {avoitj ot) ccl, celui etc. Sur cette formule, voyez la note 29 9G6. Il me semble utile de réunir ici encore d'autres exemples de son emploi : II, 149 5014 : FA tant dist qu'il n'i a celi Ne celle qui ne soit de li Très bien contens de sa parole. Ici la formule est au complet et régulièrement enchâssée dans la période; de même II, 169 234 : iV'i avoit ceste ne cesti Qui ne fust tendre com rousée; mais ailleurs , comme 29 966, elle est elliptique et se traduit par « tous sans exception ». Il en est de même II , 375 23 : Et moult bien vuelent n'i a gel Pour mon service mort avoir; Jean de Gondé I, 221 1672 : Et si compaignon avoec li Si (j'ai par méprise corrigé N'i p. si) plourerent n'i ot celui.

Mienl, rien, néant, est traité de monosyllabe, ainsi 143 1987 ; II, 199 155 ; il en est de même de néant, forme dominante dans le Trésor amoureux, p. ex. III, 263 2668.

Mlve, forme picarde et wallonne de nei^e (cp. esp. nieve, it. n&ve) II, 283 234.

Moer, nager II, 342 32 ; 369 H ; cp. it. notare. Du lat. nature (esp. et prov. nadar) ; le passage de l'a en o en syllabe atone n'a rien d'extraordinaire ; comparez damage p.

damage, poon p. paon, orteil p.

arteil, et le cas tout à fait analogue de nol'l de natalis.

Molant, noienty subst., rien, néant ; chose sans valeur 145 1985 {Car je lisamble uns drois noians). — Adv.

= pas II, 153 5157 (qui noient n'i pensé). Loc. adv. de noient, nullement 134 1616 {Tu ne sces traire de noiant). — Noient, comme rien, se trouve parfois avec un sens positif (= aliquid) en proposition subordonnée: 11,52 1758 (.. f;wvoM5 n'a teclie Qui noient face à reprouver) ; II, 207 435 {Et s'il est noient esbaliis De ses amours, il en vaut pis).

nfoiau, petit nœud II, 319 27. Du lat. nodellus.

ivoirci, comme noir, fig. sombre, triste 266 1609.

iVoisier, 115 889 : Et puis m'en vinc, sans point noisier, Tout liement devant Vostel De ma dame. Le sens habituel « quereller, débattre » ne convient pas ici ; le mot semble signifier « s'amuser en route ».

Roquefort mentionne , en effet, cette signification, mais sans l'appuyer de preuve.

nom présente le sens de son 28 915, Et un mien frère corner ai.

Bien le recognois à son nom (on s'attendrait plutôt à à son son ; et nom a peut-être été mis de force pour éviter une cacophonie). Nom == qualités, 91 135 : Si j'étais entré dans la vie amoureuse k un âge plus avancé , j'aurais été

GLOSSAIRE

plus avisé sur ce que c'est que l'amour Et cogneuïsse mienlz son nom). — Loc. adv. en nom de = dans un but de , pour cause de ; 279 2014 : en nom de parclus pour finir la lettre; 287, prose \.S :en nom de jolieté, comme enjolivement ; 307 2911 : en ce nom , dans ce bat ; II, 74 2302 : en nom de tout esbanoi, à litre de réjouissance ; ib. V. 2o31 ens ou nom de leurs douces notes, à cause de leurs doux chants.

Nioiubrc II, 47 1603 : La sisime [planète], qui bien le nombre, Jupiter la metoit en nombre, il l'adjugeait à Jupiter. Mettre en nombre paraît reproduire le latin adnumerare, au sens de attribuer, imputer. — Sans nombre , pr. innumérablement, prend la valeur de « au delà de toute expression » II, 167 I8o {biaus sans nombre). — Faire nombre, faire mention 157, 2430 (Vi V ombre de la belle , dont je fai nombre). Dans cette locution nombre est assimilé à conte qui signifie à la fois compte et mention {faire conte , mentionner , est fréquent).

iVombrer, estimer 74 754 {pour très bons je les nombre) ; 215 138 (.. /c me nombre Li uns de ses petis servons) ; exposer, raconter II , 47,

Moiumer {se), 231 695 : Le nom [de

Rose qu'a pris mon correspondant]

se nomme De très gai et d'amoureus

homme. Cela doit vouloir dire :

TOM. Ui.

Ce nom sonne comme celui d'un homme très-joyeux , accuse un homme...

Won {dire dou), refuser 111 855 {Je ne li euïsse à nul foer Dit dou non); 166 2689 {Papirus n'osa dou non dire).

:%o(a, recommandation, remarque III, 191 1749 : Et me note bien ce nota.

ivotabic, adj., remarquable ; subst. masc. sentence, proverbe II, 242 215 ; ciconstance intéressante II, 338 3.

Xote, chant II, 87 2921 {leurs douces notes); notation musicale 242 918 {un virelay sans note) ; exclamation, apostrophe II, 87 2921.

Moter, chanter 117 1047 ; 224 427 ; 242 919.

notoirement, d'une manière remarquable, distinguée 11, 16 532 ; clairement II, 58 1982 {Et le di tout notorement).

.lîoureçon (lat. nutritionem), éducation II, 48 1619.

rvourcture, éducation ; puis manière de vivre, régime 16 512; 95 297 ; 310 3024.

Courir, élever 95 298 ; entretenir, maintenir 60 249.

-Nouveau, jeune III,* 38 1270 : Tant soit noble, frisque et nouvele.

ivouveller, conteur de nouvelles, bavard, cancannier; gent nouveliereTàb, prose I. 7.

ivouvelle, chose remarquable II, 57 1919 : Car je voi là (mon texte a

erron(^'ment la) grande nouvelle.

IVouvellcté y chose inléressante , événement II, 14 454 {Mes festoie lors pour le temps Toutes nouvelletés sentans) ; sentir = connaître) ; commérage, bavardage (voy.

nouvelier) 221 328.

iVovicc, innocent, simple d'esprit, II, 30 1026 {..Pour ce qu'il estait novisces, Plains d'ignorance et vnis de trisces).

l¥a, vain, sans valeur 139 1789 (response nue) ; 255 1261 (Me sont nouvelles revenues De Rose , qui ne sont pas nues. Mes grandes et especiaus).—Nu de, dénué III, 98 12.

ivniro, être contraire , contrarier 130 1483; 129 1474 {Durs et crueuls et contre moi nuisans) ; se nuire, se lasser, s'ennuyer II, 54 1817:

IVuiseus, nuisous, contraire, défavorable 135 1667.

Muiscnse, subst., dommage II, 153 5157 {Car ce sont painnes et nuiseuses Pour Vanie).

iviiitie, propr. nuitée, espace d'une nuit ; puis simple synon. de nuit (commeyowrwee, de jour) 205 4024 (Je 7Cai nul repos Ou jour ne en la nuitie).

Mal, employé p. on, 20 638 : Quant on a quelque chose empris Et de la fin n'a nuls apris A quel chiefelle voudra traire. Le mot nuls répète ici, en proposition négative, le on de la proposition affirmative.

oant, adverbe, de manière à être

entendu ; accompagné de en haut (à haute voix) 205 1554. Souvent oant équivaut au latin coram et s'accorde en nombre avec .son régime : 306 , 2889 {oans tous signeurs). — Parfois on trouve l'expression oant précédé de en ; ainsi Gléomadès 2194: Et Cléomadès maintenant Li dist devant tous en oiant (je rétracte ma proposition de lire enoiant en un mot); Gaydon p. 137 : Venfes s'escrie hautement en oiant. Voy. l'art, en audience.

Obscur a dans l'ancienne langue généralement le sens fig. de contraire , désagréable , pénible ; II, 258 75 {Trop il soufferroit degriefté obscure). Sens ordinaire 11,54 1837 {Il ne fait ci obscur ne sombre) ; ib. 409, XLIV {La matere est obscure).

Obscure , subst. , obscurité , 171 2850 {Car la pitouse vie maint en V obscure).

Obscurir, s'obscurcir 267 1629.

obscurté, tristesse, chagrin 220521.

Oc, j'eus 1 14 ; 26 860. Cette forme alterne avec oi 69 547 ; 195, 3397 ; 253, 1208 (les trois fois en rime avec esbanoï).

Occiuison (en V), à cause 132 1568; II, 103 5474.

Oe, oie. L'expression proverbiale coper Voe 111,57 1259 paraît signifier avoir les prémices en amour, être le premier amoureux.

Oclleter (5'), 288 2279 : Car il n'est ne fleurs ne foellette Qui ne se con-

Page 1