‹ Œuvres poétiques.Chapitre 109 sur 235 · PRO ARIS ET FOCIS · texte numérisé non relu

PRO ARIS ET FOCIS

uand la moisson se meurt sous d'arides haleines , Quand des peuples entiers , décimés par la faim , Comme un seul mendiant s'en vont tendre la main y Du fond de quelque Irlande , aux Albions hautaines ,

Dieu souffle avec le vent qui dévore leurs plaines Les humides senteurs d'un rivage lointain.

« D'une mère épuisée abandonnez le sein, Leur dit-il , essaimez ! vos ruches sont trop pleines.

Tout bord peut recevoir une tombe , un autel. Pourquoi donc buvez-vous dans le lait maternel L'égoïsme du sol comme une idolâtrie?

Il n'est qu'un sol , le globe ; il n'est qu'un Dieu, l'Amour. Confins des nations, croulez ! fuis sans retour. Dernier culte imposteur, culte de la^patriet »

IJO ÉPHÉMÈRES.

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