‹ Œuvres poétiques.Chapitre 108 sur 235 · TE DEUM · texte numérisé non relu

TE DEUM

(gloire au plus haut'des deux ! La bataille est gagnée ! Cent mille sont tués : sois loué , Sabaoth !

Nos chevaux ont du sang par-dessus le sabot , Et d'un fumier pensant la plaine est imprégnée.

Seigneur, es-tu content? Pas de terre éloignée Où la voix du canon n'ait fait sourdre un sanglot ; Pas de chair qui n'ait eu^ sous l'horrible saignée ,

Quelque goutte figée en ce large caillot !

Sait-on le saint motif de cette rude guerre ? C'est l'affaire du prince , et nous n'y songeons guère : A la carte qui tombe on ne dit pas l'enjeu.

Qu'importe ? le bourdt)n sonne à pleines volées ! , O veuves qui pleurez, ô mères désolées, Voulez-vous bien sourire et rendre grâce à Dieu !

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