A UN POETE ÉLÉGIAQUE
LJans les notes en deuil d'une plainte touchante C'est trop psalmodier ton romantique émoi.
L'être qui souffre est seul et doit souffrir pour soi : Fauvette, il nous attriste ; aigle, il nous désenchante.
Hd ! qui n'a pas son faix de peine desséchante ? C'est par l'épine au front que le Génie est roi. Meure enfin l'élégie ! Enfant, redresse-toi ! Ce n'est pas en pleurant que le poëte chante.
L'harmonie est un vin qui met la vie au cœur. Si tu n'eus que le luth pour outil de labeur , Sois cher aux fronts courbés sous la tâche inégale
Fais toi l'écho du Dieu qui rit à l'ouvrier, Soleil dans la campagne , amour dans le foyer ; Sois la voix du travail, ô céleste cigale !
ÉPH£Mè9.E8. 133
CXVIU