‹ Œuvres poétiques.Chapitre 114 sur 235 · AMOUR PATERNEL · texte numérisé non relu

AMOUR PATERNEL

JVLon filS; y al disposé de toi sans toa conseil, Et pour mon seul plaisir je t'ai créé. — Pardonne! J'adopterai ton âme et la ferai si bonne Qu'elle ornera ta chai'r comme un printemps vermeil.

Malheur à qui, troublant la vie en son sommeil, A semé sans pudeur et sans pfaisir moissonne, Et se croit quitte envers l'enfant qu'il abandonne S'il a mis sous sa tête un pain pour le réveil !

Respect aux jeunes fronts ! Siècles éteints, vieux hommes, Notre course est fournie , et l'on sait qui nous sommes; Mais l'immense avenir afflue à leur berceau.

Au bord de cet abîme où ta candeur s'essaie . Si ma main te délaisse, ou si ma voix t'effraie. Enfant , maudis ton père , il n'est que ton bourreau !

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