‹ Œuvres poétiques.Chapitre 115 sur 235 · HERMÈS · texte numérisé non relu

HERMÈS

La Terre souriait, coquette et fraîche éclose, Sous le premier soleil qui flamboyait aux cieux. (( Trop spleadide est le jour, trop vive est toute chose ! » Murjnurait un archange en se couvj*ant les yeux.

« Germe, atome, élément qui dissout ou compose, Du fond au bord tout luit d'un éclat radieux. La clarté de l'effet resplendit dans la cause ; Un peu moins transparent Éden me plairait mieux !

Sur ton œuvre, ô Seigneur ! qu'un peu d'ombre s'amasse Qui permette au regard d'embrasser la surface ! » Et le Seigneur lui dit : « Adore mon dessein !

L'ombre est le mal ! Trop tôt l'heure sera venue , Où la Nature en pleurs, honteuse d'être nue.

Devant l'Homme indiscret se voilera le sein ! »

Ij6 éPHÉMÈRES.

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