‹ Œuvres poétiques.Chapitre 121 sur 235 · AVARITIA · texte numérisé non relu

AVARITIA

V oIODtaire martyr de l'éternel Souci , De lui-même il se voue à Tâcre pénurie; Il ne veut ni plaisirs, ni parents, ni patrie ; Malheureux à cœur fendre, il a tout à merci !

Un beau jour, desséché de faim, de froid transi, II recompte son or, le pèse «t l'apparie.

Quand sa main se desserre, et qu'une voix lui crie : « Holà ! drôle ! un moment ! n'emportons rien d'ici !

Ouvre la main ! la main rapace et convulsive Qui, palpant chaque écu d'une étreinte lascive. Pièce à pièce dans l'ombre empilait le remord !

L'autre, à présent ! la main gorgée outre mesure Des larmes de la veuve et des gains de l'usure ! L'autre ! l'autre ! — Harpagon, crois-tu voler la mort? »

I4<> l'hydre aux sept tètes

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