‹ Œuvres poétiques.Chapitre 120 sur 235 · SUPERBIA · texte numérisé non relu

SUPERBIA

1 u n'échapperas pas ! De près je veut connaître Le dessous de ton masque, orgueilleux parvenu. Â bas ces oripeaux ! ça, qu'on se mette nu !

Fi! sottise et laideur?... J'en étais sûr, beau maître!

Chemise de Nessuls que. l'impudeur pénètre , Orgueil! quand sur sa chair un rustre t'a tenu, Il lui passe à la tête un vertige inconnu, Des accès de démence à changer tout son être.

C'est l'homme de Stamboul, d'opium enivré :

Dans les champs de l'extase un moment égaré.

Loin du sol il s'élève, il plane, il est splendide;

Qu'une chute à propos lui rende la raison, C'est pitié de le voir, tant l'étrange poison Lui laisse le front lourd, l'œil vague, et l'air stupîdef

l'hydre aux sept tètes. 14S

Page 1