IRA
boit quMl lave un affront, soit qu'il venge un État, Qu'il dresse un guet-apens ou gagne une bataille, Sous la balle qui troue ou le couteau qui taille. L'assassinat toujours est un assassinat !
Horreur ! chaque soleil éclaire un attentat ! Ici, c'est le stylet ; là-bas, c'est la mitraille ; Et, dans nos rangs pressés, jouteurs de même taille, La Colère et la Mort prennent leur sombre ébat !
Plaintive Humanité, mère qu'on martyrise.
Corps vivace toujours, qui toujours agonise, L'Amour étanche en vain les flots de ton sang noir !
Épuisée, un moment t'endors-tu sur ta couche. Ton bourreau te réveille avec ce cri farouche : c( Desdémone ! as-tu fait ta prière, ce soir? »
150 l'hydre aux sept têtes.
PIGRITIA
iiabits bas, mes amis ! sur le bord du cjiemin Jetons ce qui nous pèse, et que notre œuvre avance ! Ame et sol, creusons tout avec persévérance; Dieu lui-même est au bout de chaque effort humain !
Aux uns Poutil pesant qui déchire la main ; Aux autres les jalons, -signaux d'intelligence ; Qu'importe notre lot? Plus tard tout se compense; Le maître a son secret qu'il nous dira demain.
Malheur à l'ouvrier qui faiblit sous la tâche !
A son front, comme un plomb, l'hébétement s'attache,
Et son cœur se consume en des rêves mauvais.
Coureur poussif, il tombe au seuil de l'Hespéride, Et voit fuir loin de lui l'Espérance candide, Atalante aux pieds d'or qu'il n'atteindra jamais.
EN
TT{çAIî?<i EXTT{ESS