LE SONNEUR
JVLon cœar est uoe tour perdue
En Tedette sur Pétendiie;
Il y ptaà deux timbres d'aunùn.
L'un est la cloche d'allégresse, L'autre est le tocsin de détresse; Le sonneur les mène bon train !
Toujours en quête d'un nuage, Toujours le nez au firmament, De ses cloches , à tout moment , L'espiègle intervertit l'usage ;
Il sonne en mort le mariage,
En baptême l'enterrement.
Se tromperait-il sciemment?
N'est-ce qu'un fou ? Serait-ce un sage ?
LES DEUX CORTEGES
Ueux cortèges se sont rencontrés à Péglise.
L'un est morne : — il conduit le cercueil d'un enfant ; Une femme le suit, presque folle, étouffant Dans sa poitrine en feu le sanglot qui la brise.
L'autre, c'est un baptême : — au bras qui le défend Un nourrisson gazouille une note indécise ; Sa mère, lui tendant le doux sein qu'il épuise, L'embrasse tout entier d'un regard triomphant !
On baptise, on absout, et le temple se vide.
Les deux femmes, alors, se croisant sous l'abside.
Échangent un coup d'oeil aussitôt détourné;
Et — merveilleux retour qu'inspire la prière — La jeune mère pleure en regardant la bière, La femme qui pleurait sourit au nouveau-né !