‹ Œuvres poétiques.Chapitre 143 sur 235 · LE SONNEUR · texte numérisé non relu

LE SONNEUR

JVLon cœar est uoe tour perdue

En Tedette sur Pétendiie;

Il y ptaà deux timbres d'aunùn.

L'un est la cloche d'allégresse, L'autre est le tocsin de détresse; Le sonneur les mène bon train !

Toujours en quête d'un nuage, Toujours le nez au firmament, De ses cloches , à tout moment , L'espiègle intervertit l'usage ;

Il sonne en mort le mariage,

En baptême l'enterrement.

Se tromperait-il sciemment?

N'est-ce qu'un fou ? Serait-ce un sage ?

LES DEUX CORTEGES

Ueux cortèges se sont rencontrés à Péglise.

L'un est morne : — il conduit le cercueil d'un enfant ; Une femme le suit, presque folle, étouffant Dans sa poitrine en feu le sanglot qui la brise.

L'autre, c'est un baptême : — au bras qui le défend Un nourrisson gazouille une note indécise ; Sa mère, lui tendant le doux sein qu'il épuise, L'embrasse tout entier d'un regard triomphant !

On baptise, on absout, et le temple se vide.

Les deux femmes, alors, se croisant sous l'abside.

Échangent un coup d'oeil aussitôt détourné;

Et — merveilleux retour qu'inspire la prière — La jeune mère pleure en regardant la bière, La femme qui pleurait sourit au nouveau-né !

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