‹ Œuvres poétiques.Chapitre 146 sur 235 · LA SÉPARATION · texte numérisé non relu

LA SÉPARATION

tiélas ! que le rivage est morne, un jour d'adieux ! Là se pressaient des gens tristes à faire peine, Pour ne pas sangloter retenant leur haleine, Et dévorant les pleurs qui roulaient de leurs yeux !

Trois voix seules montaient dans Pair silencieux La Hache, équarrissant une planche de chêne, Criait : « Charpentier fort, j'arrondis la carène Qui conduit la jeunesse aux ports mystérieux ! »

Et PAiguille disait : « Je suis la fée habile Qui, fixant la pudeur sur le corps immobile. Ferme aux Amours la robe où s'endort la Beauté ! »

Et le Marteau, sonnant jusqu'au cœur quMl secoue, Sourdement répétait : « Sombre emballeur, je cloue Les trésors que le Temps lance à P Éternité! »

Page 1