‹ Œuvres poétiques.Chapitre 151 sur 235 · LE MASQUE · texte numérisé non relu

LE MASQUE

JL'imniobile est pour moi Pépouvante suprême ! J'ai peur de ce qui gît, et peur de ce qui dort ; Tout enfant, je brisais la poupée à ressort Dont le masque odieux singe un baby qu'on aime.

Nais veut- mon image en marbre ; et sur moi-même Phidias de mon front prend l'empreinte. Il en sort Un second moi si laid, si rigide et si blême, Que le vif ne sait plus se distinguer du mort !

D'effroi, dans un tombeau, j'ai couché mon Sosie ;

De me pleurer en lui j'ai parfois fantaisie,

Tant l'un des deux me semble être à l'autre un emprunt.

Et Nais me croit fou lorsque je la conjure, Au nom de son amour que je trouve parjure, De donner une larme à son pauvre défunt!

PAPILLONS NOIRS. ;i8$

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