LE MASQUE
JL'imniobile est pour moi Pépouvante suprême ! J'ai peur de ce qui gît, et peur de ce qui dort ; Tout enfant, je brisais la poupée à ressort Dont le masque odieux singe un baby qu'on aime.
Nais veut- mon image en marbre ; et sur moi-même Phidias de mon front prend l'empreinte. Il en sort Un second moi si laid, si rigide et si blême, Que le vif ne sait plus se distinguer du mort !
D'effroi, dans un tombeau, j'ai couché mon Sosie ;
De me pleurer en lui j'ai parfois fantaisie,
Tant l'un des deux me semble être à l'autre un emprunt.
Et Nais me croit fou lorsque je la conjure, Au nom de son amour que je trouve parjure, De donner une larme à son pauvre défunt!
PAPILLONS NOIRS. ;i8$