‹ Œuvres poétiques.Chapitre 150 sur 235 · LAZARE · texte numérisé non relu

LAZARE

vjr Lazare pleurait. Les gens de Béthanie Déjà s'interrogeaient d'an regard interdit, Lorsque, tombant aux pieds de Jésus, il lui dit, D'un ton de doux reproche et d'angoisse infinie :

c( Maître ! pour affirmer votre divin crédit, Vous m'avez rappelé dans la lice fournie, Remis le poids porté, refait une agonie ; Mon Sauveur eût-il mieux puni quelque maudit ?

S'il fallait d'un miracle armer votre puissance, Que n'a-t-il éclaté sur mon lit de souffrance? Malade, il était temps ; défunt, il est trop tard !

Vous pouviez, de mon âme ajournant le départ ,

Ajouter à ma vie, 6 vous la Vie auguste !

Mais m'infliger deux morta^ Jésus! Était-ce juste? »

184 PAPILLONS NOIKS.

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