LAZARE
vjr Lazare pleurait. Les gens de Béthanie Déjà s'interrogeaient d'an regard interdit, Lorsque, tombant aux pieds de Jésus, il lui dit, D'un ton de doux reproche et d'angoisse infinie :
c( Maître ! pour affirmer votre divin crédit, Vous m'avez rappelé dans la lice fournie, Remis le poids porté, refait une agonie ; Mon Sauveur eût-il mieux puni quelque maudit ?
S'il fallait d'un miracle armer votre puissance, Que n'a-t-il éclaté sur mon lit de souffrance? Malade, il était temps ; défunt, il est trop tard !
Vous pouviez, de mon âme ajournant le départ ,
Ajouter à ma vie, 6 vous la Vie auguste !
Mais m'infliger deux morta^ Jésus! Était-ce juste? »
184 PAPILLONS NOIKS.