LA DIVINE ANTITHÈSE
L/C glas funèbre tinte au beffroi de Téglise ;
— Mais les airs enivrés ont des frissons joyeux. Le porche est tout tendu de noir jusqu'à la frise ;
— Mais le pourpre et l'or vif resplendissent aux cieux.
Le cortège s'avance à pas silencieux;
— L'hirondelle, en riant, se berce dans la brise. Des larmes de douleur tombent de tous les yeux ;
— II n'est pas d'herbe, aux prés, qu'une perle n'irise.
Voici le champ de deuil : on y jette le corps ; Le prêtre à demi-voix dit l'oraison des morts : « Poussière d'un seul jour, retourne à la poussière ! »
— Voici le champ des fleurs : tout y germe à la fois ; Sur l'immense Nature éclate cette voix :
(( Immortelle beauté, renais à la lumière ! »