‹ Œuvres poétiques.Chapitre 153 sur 235 · LA DIVINE ANTITHÈSE · texte numérisé non relu

LA DIVINE ANTITHÈSE

L/C glas funèbre tinte au beffroi de Téglise ;

— Mais les airs enivrés ont des frissons joyeux. Le porche est tout tendu de noir jusqu'à la frise ;

— Mais le pourpre et l'or vif resplendissent aux cieux.

Le cortège s'avance à pas silencieux;

— L'hirondelle, en riant, se berce dans la brise. Des larmes de douleur tombent de tous les yeux ;

— II n'est pas d'herbe, aux prés, qu'une perle n'irise.

Voici le champ de deuil : on y jette le corps ; Le prêtre à demi-voix dit l'oraison des morts : « Poussière d'un seul jour, retourne à la poussière ! »

— Voici le champ des fleurs : tout y germe à la fois ; Sur l'immense Nature éclate cette voix :

(( Immortelle beauté, renais à la lumière ! »

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