‹ Œuvres poétiques.Chapitre 159 sur 235 · PAR UN TEMPS SOMBRE · texte numérisé non relu

PAR UN TEMPS SOMBRE

il pleut, le ciel est gris, l'heure s'ennuie et sonne; On dirait qu'entre l'homme et Dieu tombe un rideau. J'entends pleurer la feuille, et chaque goutte d'eau Frappe au dedans de moi sa note monotone.

Au bonheur de songer alors je m'abandonne Et de mes souvenirs je réveille l'écho; Mais du fond de mon rêve, ainsi que d'un tombeau , Quel cortège dolent surgit et m'environne !

C'est vous, ! Quoi ! vous encor, fantômes adorés,

Aux sourires navrants, aux fronts décolorés.

Vous que pressa mon cœur, et que le cercueil presse !

O morts inconsolés, mélancolique essaim, Qui revenez à moi si chargés de tristesse.

Auriez- vous oublié votre âme dans mon sein ?

PAPILLONS NOIRS. ip3

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