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LES VISIONS

tnfant, qu'aperçois-tu sous l'horizon bruni?

— Père, je vois grandir un aigle à Pœil austère ; Son front touche les deux, son ongle étreintla terre.

— Enfant, c'est le Génie, oiseau de l'Infini.

Enfant regarde encore. — Ah ! le prisme est terni !

Dans la fange , où s'épand sa bave délétère.

Un reptile aux nœuds froids se glisse avec mystère.

— Enfant, l'Envie ira lier l'aigle en son nid.

Enfant, regarde encore. — Une femme livide Ronge, en grinçant des dents, les bordsM'un vase vide

— Enfant, c'est la Misère, et l'âpre Faim la mord.

Enfant, regarde encore. — Ineffable délire !

C'est Psyché, c'est la Vie à l'éternel sourire...

O père, c'est la Gloire ! — Enfant ! c'est donc la Mort.

Ipi PAPILLONS NOIRS.

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