UN LIT POUR DEUX
A la vitre le grésil tinte ; — Triste nuit pour le bûcheron !
Dans râtre, sous la cendre éteinte, Se consume i^n lent fumeron.
Par les crevasses de Pencjinte, Le Nord entre avec un juron; Le toit branle sur le chevron ; Dans la masure tout est plainte.
Le pauvre homme à terre est assis ; L'œil atone, hs doigts transis, La faim rentre sa lèvre bise.
Il rêve d'un lit de sapin
Où l'on dort sans peur de la bise,
Sans souci du feu ni du pain !