LE MAL SUPREME
JVLon cœur à défaillir ne s'est pas endurci ; C'est un appât saignant qu'à Satan Dieu dispute ; Tout est cri dans ma chair ; comme Job, je suppute Mes jours par mes douleurs ; Sort infernal, merci \
Â-t-il assez fouillé mon sein, l'ardent touci? L'outrage a-t-il assez exaspéré ma chute?
Ma grimace d'angoisse est-elle bien ainsi?
Ai- je assez dépensé de mon âme en la lutte?
Hé bien , je voudrais mieux! j'ai vainement goûté
L'intime brisement dans son acuité ;
J'ai soif d'une douleur plus vive, ô Dieu farouche !
Fais que je ressuscite, étant mort à demi.
Rien que le temps d'offrir à mon sombre ennemi
Un baiser qu'il efface en essuyant sa bouche!
PAPILLONS NOIRS. IÇQ