‹ Œuvres poétiques.Chapitre 165 sur 235 · LE MAL SUPREME · texte numérisé non relu

LE MAL SUPREME

JVLon cœur à défaillir ne s'est pas endurci ; C'est un appât saignant qu'à Satan Dieu dispute ; Tout est cri dans ma chair ; comme Job, je suppute Mes jours par mes douleurs ; Sort infernal, merci \

Â-t-il assez fouillé mon sein, l'ardent touci? L'outrage a-t-il assez exaspéré ma chute?

Ma grimace d'angoisse est-elle bien ainsi?

Ai- je assez dépensé de mon âme en la lutte?

Hé bien , je voudrais mieux! j'ai vainement goûté

L'intime brisement dans son acuité ;

J'ai soif d'une douleur plus vive, ô Dieu farouche !

Fais que je ressuscite, étant mort à demi.

Rien que le temps d'offrir à mon sombre ennemi

Un baiser qu'il efface en essuyant sa bouche!

PAPILLONS NOIRS. IÇQ

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